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Vient de paraître :

image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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Également disponibles :

image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Martial Besson boulangèrement bulbutié 
par Cynthia 3000, le 15th August 2007

Curieux de ce que le général Boulanger, selon Raoul Vague (Anatole Baju), pouvait bulbutier avant de rencontrer l’IL*** de d’Arkaï, nous nous sommes mis à la recherche de Martial Besson et avons appris que, comme Anatole Baju, il était né en Charente limousine, près de Confolens, et qu’il était également instituteur. Il composa d’ailleurs, en 1897, une Anthologie des instituteurs-poètes.
Anatole Baju l’invita au Décadent où il fit publier, dans le n° 13 de juin 1888, ce sonnet narquois :

POETIQUE NOUVELLE
A Frédéric Bataille

Le poète n’est plus le doux rêveur morose,
L’amoureux primitif aux faciles émois,
Qui, les cheveux au vent, par les sentes des bois,
Jouait des airs banals sur un mirliton rose.

A cette fin de siècle en proie à la névrose,
Il faut des pleurs de sang, d’amers éclats de voix.
Le subtil examen de nos cœurs aux abois,
D’étrangers vers, heurtés, aux allures de prose.

Or, le Poète s’est armé du froid scalpel ;
A l’art du disséqueur sombre il a fait appel ;
Puis, sur le marbre, il a couché son âme nue.

Et maintenant, aux yeux affolés des passants,
Qu’exaspère l’ardeur d’une soif inconnue,
L’âme crie et se tord sous ses doigts frémissants.

 

Seul autre poème de Martial Besson – avec celui offert sur cette page – que nous avons pu lire, cette « jolie et toute mignonne pièce » citée par Clair Tisseur dans Modestes observations sur l’art de versifier (Bernoux et Cumin, 1893, p. 139) :

Oh, combien de sources vives,
Au gazouillis frais et doux,
Courent parmi les cailloux
Sans une fleur sur leurs rives !

Hélas, et combien de fleurs
A la tigelle épuisée,
Faute d’un peu de rosée,
N’ont ni parfum, ni couleurs.

 

L’un de ses recueils, Poèmes sincères (1887), parut avec une lettre-préface de Léon Cladel :

« Instituteur primaire, vous exercez quotidiennement votre apostolat et, néanmoins, vous trouvez le temps de rimer on ne peut mieux, oui ma foi ! Vos vers, vous dira-t-on, ne sont pas écrits selon telle ou telle formule, et vous n’êtes point un partisan de l’art. A cela, répondez : oui, je m’en flatte ! et si vous êtes assailli par de semblables clameurs, allez, sans en être troublé, votre chemin. »

En attendant d’en lire plus, voici la bibliographie de Martial Besson, forcément incomplète :

  • [Les Voix du cœur, 1877] ?
  • Poésies, 1885. Avec une préface de Charles Fuster et une pièce de vers de Frédéric Bataille.
  • Poèmes sincères, A. Lemerre, 1887. Lettre-préface de Léon Cladel.
  • Anthologie scolaire des poètes français du XIXe siècle à l’usage des classes élémentaires des lycées et collèges des institutions de jeunes filles, des écoles normales primaires et des écoles primaires élémentaires et supérieures, C. Delagrave, 1891. Introduction par Emmanuel Des Essarts.
  • Anthologie scolaire des auteurs français du XIXe siècle, A. Lemerre, 1894.
  • Choix de poésies, A. Lemerre, 1895. Préface de Gabriel Compayré.
  • Choix de textes de récitation empruntés aux principaux poètes et prosateurs français des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Cours préparatoire et élémentaire, cours moyen et supérieur, A. Lemerre, 2 vol. , 1895.
  • Anthologie des Instituteurs poètes, en collaboration avec Michel Abadie, Bibliothèque de l’association, 1897. Préface d’Edouard Petit.
  • Dictées et exercices de français. Cours préparatoire. A. Lemerre, 1900.

Un titre parfait au panégyrique désiré 
par Cynthia 3000, le 12th August 2007

Les promesses du n° 17 (15 au 31 août 1888) du Décadent sont apparemment tenues puisque le Manifeste de Raoul Vague « est servi gratuitement à tous nos abonnés » avec le numéro suivant. Cette plaquette doit être extrêmement rare (au moins autant que les abonnés de la revue), ou disparue aujourd’hui : nous n’en trouvons mention nulle part ailleurs que dans Le Décadent. A-t-elle bien existé ?
En tous cas, le n° 18 (1er au 15 septembre 1888) en offre un nouvel et dernier extrait, « où le général Boulanger après avoir bulbutié quelques vers de Martial Besson rencontre le volume rêvé » :

 

     IL*** sera favorisé par le hasard, lit-on dans l’horoscope établi par De Rio, jusqu’au vendredi treizième jour du septième mois de l’année fatidique 1888 : puis… Mais peu importe la fin ! Cette prédiction astrologique suffit à expliquer que l’heureux général, entrant un jour à la librairie Savine pour acheter Paris-jeune de C. Rosset, eut l’œil irrésistiblement captivé par une pile de volumes à couvertures rutilantes.
     Et IL*** laissa choir ses quinze centimes, hypnotisé par la contemplation d’un mot qui s’imposait à sa vue. Ce mot ce n’était pas le nom de l’auteur D’ARKAÏ absolument inconnu des lecteurs du Petit journal ou de la Revue des Deux-mondes. Ce n’était pas non plus celui de l’éditeur des décadents Léon Vanier. C’était (ô réalisation d’un idéal !!!) c’était (ô capiteuse ivresse !) c’était un titre parfait au panégyrique désiré – suggestif, explicite, vague, harmonieux, déliquescent ; le Titre enfin :


IL***


     Acheter un exemplaire, se précipiter dans un Madeleine-Bastille et commencer à lire en coupant les pages avec une carte de visite fut pour le brave général l’affaire d’un instant.
     – « L’unique acteur ? Il***. C’est donc bien çà ! Tout comme je souhaitais ! Gracieux saint Georges soyez béni ! »
     Mais Jean Lorrain qui se trouvait comme d’ordinaire sur la plate forme de l’omnibus, n’en revenant pas plus que d’habitude, s’exclama :
     – « On ne me croira pas quand je dirai que l’ai rencontré avec l’IL*** de Pillard. L’imprudent fol ! »
     Et le fleuriste des boues était sincère car il connaissait la chose que le brave général étalait en toute naïveté ; il savait


CE QU’IL***  ETAIT


     L’encyclopédie chaste des contemporains vices ! des aberrations anti-naturelles ! des luxueuses luxures ! etc. etc. etc.
     Edmond Deschaumes s’écria : « Ah ! décadent ! vous avez bien raison de mépriser ce temps-ci et de lui donner les œuvres qu’il mérite ! » et comme Mac-Mahon au nègre de St-Cyr : « c’est bien ! continuez ! – Continuez à mêler vos clowneries de style à ces bonnes cochonneries dont émaillent leurs œuvres Zola, Rachilde, Maupassant, Dubut et autres spéculateurs en obscénités. »
     Paul de Bart fut plus franc : « c’est le mysticisme pourri de la fin de l’empire avec la dépravation ignoble de la haute société qui nous ont valu cette prétendue initiation à une littérature nouvelle : Schopenhauer n’a rien à voir ici ; Pascal était français ; Molière et La Rochefoucauld aussi ; mais s’ils étaient malades ce n’est pas de la même maladie que celle qui a fait écrire. »

     NOTA. – Le Manifeste est servi gratuitement à tous nos abonnés.

 


La bonne odeur captivante du Vice quintessencée 
par Cynthia 3000, le 15th June 2007

Dans Le Décadent n° 13 (15-30 juin 1888), soit un peu plus d’un mois après la parution de son livre, Léo d’Arkaï est encensé pour « la composition neuve, les phrases coulées, les idées originales, les recherches inédites, les audaces… inouïes de son roman féroce IL***. »
L’enthousiasme du directeur du Décadent est si fort qu’un mois plus tard, dans le n° 15, est annoncé, à paraître avec le prochain numéro et réservé aux abonnés de la revue, un Manifeste de Raoul Vague, « considérable étude spirituellement boulangiste sur l’IL*** de M. d’Arkaï qui obtient un si scandaleux succès pour nos confrères de la petite presse. »
On peut se demander de quel ordre était ce succès. Selon Noël Richard (1), « quand le roman parut, ce fut une
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Tous ceux qui ont lu IL en ont gardé une impression durable 
par Cynthia 3000, le 3rd June 2007

Voici un article paru en janvier 1889 et signé Louis Villatte. Sous ce pseudonyme se cache Anatole Baju, qui mena une véritable campagne en faveur de IL*** dans le Décadent, qu’il dirigeait.

 

M. PILLARD D’ARKAÏ

Un des plus jeunes, des plus actifs et des plus personnels des Décadents, un des militants de cette Ecole qui livre une bataille décisive au panmuflisme contemporain, un des plus complets de ce groupe d’élite, par la double faculté de penser et d’agir, c’est M. Pillard d’Arkaï. Venu de Nancy, où il débuta par des œuvres étranges, il devait fatalement confluer avec le Décadisme. Au fond de sa province il avait déja deviné le mouvement littéraire que le Décadent commençait à propager à Paris. Il sentait le malaise
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Léo Pillard d’Arkaï à Paul Claudel 
par Cynthia 3000, le 25th January 2007

Dans nos premières entreprises à la découverte de Léo Pillard d’Arkaï, nous apprîmes l’existence d’une lettre qu’il avait écrite à Paul Claudel. On eut l’amabilité de nous en communiquer une copie issue de microfilms. Nous n’avons pas encore consulté au département des manuscrits de la BNF cette "lettre cardinalice" (est-elle écrite à l’encre rouge ?). Un document - le seul de cet ordre que nous ayons pour l’instant - qui laisse entrevoir une personnalité bien complexe.

Remercions particulièrement Pascal Lécroart et Maryse Bazaud, du Centre Jacques Petit (Recherches Claudeliennes), ainsi que Marie-Victoire Nantet de la Société Paul Claudel.

en hâte
30 / 6 / 1914
et confidentielle

Monsieur

 

     Ouvrant « Comédia » du jour, j’y suis frappé par la diagonale des deux gravures : en haut, à gauche, votre portrait grave et doux ; en bas à droite, le Christ étendant ses bras entre l’auteur et l’interprète ; et juste au milieu de la page, invinciblement mes yeux sont attirés par les italiques :
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Sauras-tu le retrouver ? 
par Cynthia 3000, le 12th January 2007

Qu’est devenu Pillard d’Arkaï ?  Nul, semble-t-il, ne le sait. Pas même Gilles Picq, notre vaillant postfacier, qui malgré ses efforts a perdu toute trace de lui au-delà de 1928.  Eric Dussert, qui nous fait l’article, se demande aussi.
Alors ?
A-t-il fondu comme IL*** à l’âtre ?
Ou bien a-t-il poussé la parodie du déterminisme jusque dans sa vie-même, en suivant à la lettre (volée ?) l’exemple maternel ?



extraits de l’acte de mariage de d’Arkaï le 27 janvier 1900
(cliquez pour agrandir)




IL*** est ressuscité, le vicieux enfant ! 
par Cynthia 3000, le 25th December 2006

Notre première réédition est enfin disponible. Il s’agit d’un petit ouvrage de l’époque dite décadente (1888), IL*** de Léo d’Arkaï.
"Synthèse du Vice", pied de nez au naturalisme, IL*** est aussi un livre d’une étonnante modernité, combinant vers et prose, un récit poétique qui fait le pont entre l’impureté maldororienne et le paludisme gidien (c’est dire ! et tout ça en 60 pages ! pour 6 euros !).
Remercions Gilles Picq pour pour sa passionnante postface, qui nous en apprend beaucoup sur le pourtant mystérieux Léo d’Arkaï.

IL de D'Arkai chez Cynthia
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