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Viennent de paraître :

image de Quelques lettres à Lord Jim - Dominique Meens - editions Cynthia 3000
Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
18 €. 202 pages.
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image d'Au pays du mufle - Laurent Tailhade - editions Cynthia 3000
Au pays du mufle
de Laurent Tailhade
20 €. 146 pages.
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Également disponibles :

Triling - Jean-René Lassalle - editions Cynthia 3000
Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
[ lire la présentation ]

image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Vaporisme (Léo d’Arkaï) 
par Cynthia 3000, le 16th September 2009

 

Sur www.myspace.com/radiocynthia3000 , vous pouvez écouter un nouvel enregistrement de nos séances musicales avec l’ami Nako.
Ne pouvait échapper à notre lyre « l’encyclopédie chaste des contemporains vices ! des aberrations anti-naturelles ! des luxueuses luxures ! » (Raoul Vague), c’est-à-dire, vous l’avez deviné, IL*** de notre cher Léo d’Arkaï. Voici donc « Vaporisme » issu d’iceluy roman d’éducation.

 

Musique : Ben, Céline et Grégory
Paroles : Léo d’Arkaï
Voix : Céline et Grégory
Guitare, basse, percussions, flûte, ambiance : Ben

 

VAPORISME

 

 

Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Il grise mon cerveau d’une odorante ivresse…
Ma chambre est une fleur : il en est le pistil
Qui se darde sur moi, me tâte et me caresse.

Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Vague et voluptueux — je sens qu’il m’enveloppe :
Pourtant… aucun flacon n’est ouvert… D’où vient-il ?
De Jenna grande-dame ou de Jenna-salope ?

Je suis tout imprégné d’un arôme subtil !
Je vous reconnais : forte odeur de ma maîtresse
Et souffle délicat que je hume en Avril :
C’est vous ! Dans le zéphir c’est l’odeur de sa tresse.

La chère pense à moi : — Dieu parfumeur subtil
Lui fait dénouer ses cheveux — La brise passe
Et s’envole vers moi. : — Par cet étrange fil
Nos pensers sont unis au travers de l’espace.

 

 


Buon Moussu l’Arkaï vs une bande de cramponnés 
par Cynthia 3000, le 24th November 2008

[suite de l’Affaire Icart…]
Nous savions déjà que le procès en correctionnelle du 5 novembre 1898 avait été repoussé. Le numéro de L’Aigle qui paraissait le lendemain nous en donne la raison :

 

EN DÉROUTE !

 

C’en est fait !
La municipalité Sauvan a vécu !
La barque municipale coule à pic, et les rats prudents la désertent.
Sauve qui peut !
Ce cri sinistre a retenti…
Ce n’est pas seulement un naufrage, c’est aussi une faillite.
Comme les agonisants, sur leur lit de mort, dans la minute suprême qui semble durer un siècle, voient repasser toutes les grandes scènes, douces ou tragiques, de leur existence ; nos édiles en ce dernier jour voient passer sous leurs yeux éteints, ces mensonges que furent leurs entreprises, ces torchons que furent leurs écharpes.
La montagne a accouché d’une souris ! C’est l’aveu même de Me Achiardi, le dernier des adjoints.
Une souris, dites-vous, c’est bien flatteur. Il serait mieux de dire : Un rat d’égout… et de dégoût.

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Entre les serres de l’Aigle 
par Cynthia 3000, le 27th September 2008

Pour ceux qui suivent encore - si jamais il y en eut - au pire, nous constituons ici, au mieux, les archives de l’Affaire Icart - reprenons :
Une petite semaine avant le procès tant attendu, Pillard, dans l’édition de son Aigle de Nice du 30 octobre 1898, hausse d’un cran le scandale, en attaquant plus directement le Maire : "Le principal coupable, c’est le maire de Nice, M. HONORE SAUVAN !".

 

 

Les deux articles qui suivent ont pour centre le fameux dossier : d’un côté Mme Berrut réclame à Icart le dossier qu’elle lui avait confié ; en réaction, Icart fait réclamer à Pillard d’Arkaï ce dossier qu’il avait pourtant prétendu ne pas lui avoir remis.

 

ELLE A PARLÉ !

 

Elle a parlé !…
Qui donc Elle ?
Elle, vous savez bien, elle, elle dont tout Nice parle depuis un mois, elle que vous-même, malicieux lecteur, vous avez tâché de voir, en passant tout exprès dans la rue de l’Hôtel des Postes.

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De la défiance à la défense d’Icart 
par Cynthia 3000, le 10th September 2008

Suite de l’Affaire Icart…
L’Aigle de Nice étant à ce moment strictement hebdomadaire, Pillard d’Arkaï revient sept jours après le numéro du 9 octobre 1898 - en grande partie occupé par l’article que nous citions dans notre dernière note  -  par une nouvelle salve d’articles contre Icart et la municipalité.
Rare accord, Pillard va dans le même sens que ses collègues de la presse niçoise : comment l’ensemble du conseil municipal a-t-il pu accorder un délai à Icart, accepter d’attendre l’audience correctionnelle du 5 novembre ? Ne serait-ce pas le signe d’une complicité ?

 

LA DÉCHÉANCE MUNICIPALE

 

C’est un véritable soufflet à la population niçoise et aux organes de tous les partis que le communiqué officiel où les Commissions municipales ont déclaré s’ajourner sur le cas de M. Icart !
C’est le dernier outrage à l’opinion publique !
C’est une monstrueuse tache d’huile sur le drapeau de notre vieille cité !
Pour un pareil cas de conscience, nos conseillers ont cru devoir délibérer… Mais est-ce qu’on délibère quand il s’agit d’une question d’honneur ? Est-ce qu’on n’abandonne pas sa boutique, sa position, sa famille même, quand il s’agit d’une question d’honneur ? Est-ce que le délai de rigueur n’est plus

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Oui ! Saleté ! C’est moi Pillard d’Arkaï 
par Cynthia 3000, le 4th September 2008

Nous savions, en allant à Nice, que nous apprendrions beaucoup sur Pillard d’Arkaï, mais pas tant ! Venus le 12 août dernier aux archives départementales pour y consulter son journal L’Aigle de Nice, nous nous sommes aperçus qu’il avait antérieurement dirigé un autre journal niçois. C’est ainsi près de 140 numéros de L’Aigle de Nice (entre 1898 et 1903) et 36 numéros du Tonnerre de Nice (année 1896) que nous avons pu photographier et qu’il nous reste à dépouiller, comprendre, sans compter deux années de son Avenir d’Antibes (1905 et 1906).
En attendant, revenons à l’Affaire Icart. Voici l’article par lequel la polémique a commencé, en une de L’Aigle du 5 octobre 1898 et dans un format à la hauteur de ses scandaleuses révélations.

 

 

Ce soir tant attendu, c’était celui du Conseil municipal au cours duquel Pillard, souvenez-vous, répondit aux explications fallacieuses d’Icart par un tonitruant "Menteur !". Dans le numéro de L’Aigle du 9 octobre que nous reproduisons ci-dessous, d’Arkaï relate, sous un titre bien mystérieux, cette
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Gare au Pillard (d’Arkaï) ! 
par Cynthia 3000, le 12th August 2008

Pendant que certains s’extasiaient à l’idée que Rimbaud avait réalisé son rêve de journalisme, nous retardions volontairement – afin de ne pas étouffer la médiatisation de ce bouleversant inédit du poète ardennais – de nouvelles révélations sur un poète non moins remarquable. Il est enfin temps que le passionné monde littéraire soit au courant : Léo Pillard d’Arkaï, dont il est de notoriété publique qu’il abandonna la poésie pour le journalisme, et concomitamment Paris pour la Côte d’Azur, a failli renverser en 1898 la municipalité niçoise (ce en quoi il est bien supérieur à Rimbaud, puisque ce dernier n’a apparemment, par son articulet, en rien désarmé les Prussiens). Contons donc, grâce à ses collègues de la presse de l’époque, cette incroyable histoire :

Le 5 octobre 1898, lors d’une séance extraordinaire à la Mairie de Nice, M. Icart, conseiller municipal, demande la parole pour un fait personnel et déclare « qu’il vient d’être l’objet d’attaques infâmes de la part d’un journal hebdomadaire qu’il ne veut même pas honorer d’un qualificatif quelconque ». Ce journal, c’est L’Aigle de Nice, « organe des idées réformistes et des revendications locales », dirigé par Pillard d’Arkaï qui a en effet accusé M. Icart, dans un article intitulé « Icart exécuteur, Icart exécuté », de lui avoir transmis un dossier renfermant des accusations graves contre ses collègues du Conseil municipal et de l’avoir payé pour publier ce dossier.

M. Icart ajoute avec un trémolo dans la voix « qu’il n’a jamais remis aucun dossier à qui que ce soit, pas plus qu’il n’a fourni de subsides à un seul journal. »
A ce moment, du banc de la presse, le rédacteur du journal hebdomadaire sus-désigné s’écrie : « Vous êtes un menteur ! ».

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Martial Besson boulangèrement bulbutié 
par Cynthia 3000, le 15th August 2007

Curieux de ce que le général Boulanger, selon Raoul Vague (Anatole Baju), pouvait bulbutier avant de rencontrer l’IL*** de d’Arkaï, nous nous sommes mis à la recherche de Martial Besson et avons appris que, comme Anatole Baju, il était né en Charente limousine, près de Confolens, et qu’il était également instituteur. Il composa d’ailleurs, en 1897, une Anthologie des instituteurs-poètes.
Anatole Baju l’invita au Décadent où il fit publier, dans le n° 13 de juin 1888, ce sonnet narquois :

POETIQUE NOUVELLE
A Frédéric Bataille

Le poète n’est plus le doux rêveur morose,
L’amoureux primitif aux faciles émois,
Qui, les cheveux au vent, par les sentes des bois,
Jouait des airs banals sur un mirliton rose.

A cette fin de siècle en proie à la névrose,
Il faut des pleurs de sang, d’amers éclats de voix.
Le subtil examen de nos cœurs aux abois,
D’étrangers vers, heurtés, aux allures de prose.

Or, le Poète s’est armé du froid scalpel ;
A l’art du disséqueur sombre il a fait appel ;
Puis, sur le marbre, il a couché son âme nue.

Et maintenant, aux yeux affolés des passants,
Qu’exaspère l’ardeur d’une soif inconnue,
L’âme crie et se tord sous ses doigts frémissants.

 

Seul autre poème de Martial Besson – avec celui offert sur cette page – que nous avons pu lire, cette « jolie et toute mignonne pièce » citée par Clair Tisseur
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Un titre parfait au panégyrique désiré 
par Cynthia 3000, le 12th August 2007

Les promesses du n° 17 (15 au 31 août 1888) du Décadent sont apparemment tenues puisque le Manifeste de Raoul Vague « est servi gratuitement à tous nos abonnés » avec le numéro suivant. Cette plaquette doit être extrêmement rare (au moins autant que les abonnés de la revue), ou disparue aujourd’hui : nous n’en trouvons mention nulle part ailleurs que dans Le Décadent. A-t-elle bien existé ?
En tous cas, le n° 18 (1er au 15 septembre 1888) en offre un nouvel et dernier extrait, « où le général Boulanger après avoir bulbutié quelques vers de Martial Besson rencontre le volume rêvé » :

 

     IL*** sera favorisé par le hasard, lit-on dans l’horoscope établi par De Rio, jusqu’au vendredi treizième jour du septième mois de l’année fatidique 1888 : puis… Mais peu importe la fin ! Cette prédiction astrologique suffit à expliquer que l’heureux général, entrant un jour à la librairie Savine pour acheter Paris-jeune de C. Rosset, eut l’œil irrésistiblement captivé par une pile de volumes à couvertures rutilantes.
     Et IL*** laissa choir ses quinze centimes, hypnotisé par la contemplation d’un mot qui s’imposait à sa vue. Ce mot ce n’était pas le nom de l’auteur D’ARKAÏ absolument inconnu des lecteurs du Petit journal ou de la Revue des Deux-mondes. Ce n’était pas non plus celui de l’éditeur des décadents Léon Vanier. C’était (ô réalisation d’un idéal !!!) c’était (ô capiteuse ivresse !) c’était un titre parfait au panégyrique désiré – suggestif, explicite, vague, harmonieux, déliquescent ; le Titre enfin :


IL***


     Acheter un exemplaire, se précipiter dans un Madeleine-Bastille et commencer à lire en coupant les pages avec une carte de visite fut pour le brave

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La bonne odeur captivante du Vice quintessencée 
par Cynthia 3000, le 15th June 2007

Dans Le Décadent n° 13 (15-30 juin 1888), soit un peu plus d’un mois après la parution de son livre, Léo d’Arkaï est encensé pour « la composition neuve, les phrases coulées, les idées originales, les recherches inédites, les audaces… inouïes de son roman féroce IL***. »
L’enthousiasme du directeur du Décadent est si fort qu’un mois plus tard, dans le n° 15, est annoncé, à paraître avec le prochain numéro et réservé aux abonnés de la revue, un Manifeste de Raoul Vague, « considérable étude spirituellement boulangiste sur l’IL*** de M. d’Arkaï qui obtient un si scandaleux succès pour nos confrères de la petite presse. »
On peut se demander de quel ordre était ce succès. Selon Noël Richard (1), « quand le roman parut, ce fut une
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Tous ceux qui ont lu IL en ont gardé une impression durable 
par Cynthia 3000, le 3rd June 2007

Voici un article paru en janvier 1889 et signé Louis Villatte. Sous ce pseudonyme se cache Anatole Baju, qui mena une véritable campagne en faveur de IL*** dans le Décadent, qu’il dirigeait.

 

M. PILLARD D’ARKAÏ

Un des plus jeunes, des plus actifs et des plus personnels des Décadents, un des militants de cette Ecole qui livre une bataille décisive au panmuflisme contemporain, un des plus complets de ce groupe d’élite, par la double faculté de penser et d’agir, c’est M. Pillard d’Arkaï. Venu de Nancy, où il débuta par des œuvres étranges, il devait fatalement confluer avec le Décadisme. Au fond de sa province il avait déja deviné le mouvement littéraire que le Décadent commençait à propager à Paris. Il sentait le malaise
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