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Viennent de paraître :

image de Quelques lettres à Lord Jim - Dominique Meens - editions Cynthia 3000
Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
18 €. 202 pages.
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image d'Au pays du mufle - Laurent Tailhade - editions Cynthia 3000
Au pays du mufle
de Laurent Tailhade
20 €. 146 pages.
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Également disponibles :

Triling - Jean-René Lassalle - editions Cynthia 3000
Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
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image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Martial Besson boulangèrement bulbutié 
par Cynthia 3000, le 15th August 2007

Curieux de ce que le général Boulanger, selon Raoul Vague (Anatole Baju), pouvait bulbutier avant de rencontrer l’IL*** de d’Arkaï, nous nous sommes mis à la recherche de Martial Besson et avons appris que, comme Anatole Baju, il était né en Charente limousine, près de Confolens, et qu’il était également instituteur. Il composa d’ailleurs, en 1897, une Anthologie des instituteurs-poètes.
Anatole Baju l’invita au Décadent où il fit publier, dans le n° 13 de juin 1888, ce sonnet narquois :

POETIQUE NOUVELLE
A Frédéric Bataille

Le poète n’est plus le doux rêveur morose,
L’amoureux primitif aux faciles émois,
Qui, les cheveux au vent, par les sentes des bois,
Jouait des airs banals sur un mirliton rose.

A cette fin de siècle en proie à la névrose,
Il faut des pleurs de sang, d’amers éclats de voix.
Le subtil examen de nos cœurs aux abois,
D’étrangers vers, heurtés, aux allures de prose.

Or, le Poète s’est armé du froid scalpel ;
A l’art du disséqueur sombre il a fait appel ;
Puis, sur le marbre, il a couché son âme nue.

Et maintenant, aux yeux affolés des passants,
Qu’exaspère l’ardeur d’une soif inconnue,
L’âme crie et se tord sous ses doigts frémissants.

 

Seul autre poème de Martial Besson – avec celui offert sur cette page – que nous avons pu lire, cette « jolie et toute mignonne pièce » citée par Clair Tisseur
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Un titre parfait au panégyrique désiré 
par Cynthia 3000, le 12th August 2007

Les promesses du n° 17 (15 au 31 août 1888) du Décadent sont apparemment tenues puisque le Manifeste de Raoul Vague « est servi gratuitement à tous nos abonnés » avec le numéro suivant. Cette plaquette doit être extrêmement rare (au moins autant que les abonnés de la revue), ou disparue aujourd’hui : nous n’en trouvons mention nulle part ailleurs que dans Le Décadent. A-t-elle bien existé ?
En tous cas, le n° 18 (1er au 15 septembre 1888) en offre un nouvel et dernier extrait, « où le général Boulanger après avoir bulbutié quelques vers de Martial Besson rencontre le volume rêvé » :

 

     IL*** sera favorisé par le hasard, lit-on dans l’horoscope établi par De Rio, jusqu’au vendredi treizième jour du septième mois de l’année fatidique 1888 : puis… Mais peu importe la fin ! Cette prédiction astrologique suffit à expliquer que l’heureux général, entrant un jour à la librairie Savine pour acheter Paris-jeune de C. Rosset, eut l’œil irrésistiblement captivé par une pile de volumes à couvertures rutilantes.
     Et IL*** laissa choir ses quinze centimes, hypnotisé par la contemplation d’un mot qui s’imposait à sa vue. Ce mot ce n’était pas le nom de l’auteur D’ARKAÏ absolument inconnu des lecteurs du Petit journal ou de la Revue des Deux-mondes. Ce n’était pas non plus celui de l’éditeur des décadents Léon Vanier. C’était (ô réalisation d’un idéal !!!) c’était (ô capiteuse ivresse !) c’était un titre parfait au panégyrique désiré – suggestif, explicite, vague, harmonieux, déliquescent ; le Titre enfin :


IL***


     Acheter un exemplaire, se précipiter dans un Madeleine-Bastille et commencer à lire en coupant les pages avec une carte de visite fut pour le brave

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Provisoirement sans titre, extrait 
par Cynthia 3000, le 3rd August 2007

Nous avons commencé une nouvelle expérience d’écriture à deux. Extrait :

La guerre passe nappée dans sa banalité, gravement. Pourquoi se donner tant de peine, pour un festin d’asticots ? Des troupeaux expirent en palpant l’exploit simple. Des fleurs pour les domestiques. Un ministre au pied mou s’abandonne au plaisir entre deux murailles vierges, dans la crotte. Lui qui était parvenu à ne s’intéresser qu’au réel ! Lui dont la mère était si pieuse, caresse, madame, une chose qui l’amuse ! Le paysage est désespéré par ses absences, par sa façon de subjuguer sa souffrance trafiquée. Un métaphysicien, pour l’exciter encore, devrait lui expliquer grossièrement à l’oreille que l’impossible est incurable. L’amant rumine devant l’idée de vivre en peignant sa maîtresse : « là dedans je m’ennuie comme ces bateaux traversant la hirvière à l’aide d’une corde ». Il découvre par suite le mal, madame (vous êtes un peu trop crédule), avec d’atroces grimaces de saint. De la ruelle à son lit, il se plaît à sentir une fille démente à la robe de princesse sourde-muette. Ce qu’on ne saurait imaginer étonne et fatigue – raideur du doigt – la mortelle confessée, la nuit détendue à négliger la morgue de son Christ refoulé.

§

Surmontant le dossier, une idole, un robot-jouet en plastique, aux pieds duquel on a collé un carré de tissu couleur de cheveux qui sert de fond à la figure grise (dans l’abdomen un appareil émet de la musique et, lorsque tout le mécanisme est en mouvement, prend des photographies).
A la première mesure du refrain, la danseuse et le général, l’un vis-à-vis de l’autre, ont fait un balancé. « En suivant le rythme du morceau sans le quitter du regard, je me donnais l’illusion de devenir, me changeais en panthère avant de déposer panty ».
Assis, l’homme qui ne porte qu’un justaucorps en imitation de peau (comme pendant à la robe fauve dont Auréole s’est parée) s’occupe lui-même de tout le détail de l’organisation.
Main droite sur le tube à déplacement lent, il manœuvre les commandes qui permettent à l’eau de se répandre, de balayer la scène. Pourvu que l’étendue soit suffisante, le glissement de l’électricité peut stimuler de loin, comme un doigt sous la peau, « comme une ceinture invisible qui enserrerait la réceptrice », les ramifications nerveuses de l’être tant convoité : elle danse.
Un moteur ou une dynamo qui sait échauffer l’air en un point précis, lumineux rougeoiement désagréable à l’œil, à distance consume les brides et rubans, atténue les résistances. Elle danse quelque chose d’à la fois robuste et élégant, vite un bandeau de poil porté seul à la taille et maintenant rien sur ses jambes blanches.
- Voulez-vous être comme à moi ?
Les prothèses tombent, tombent un à un les attributs ; sur le versant animé de la face, une saillie importante, un trou en place de bouche caractérise un extrême consentement.

Céline Brun-Picard & Grégory Haleux




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