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Viennent de paraître :

image de Quelques lettres à Lord Jim - Dominique Meens - editions Cynthia 3000
Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
18 €. 202 pages.
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image d'Au pays du mufle - Laurent Tailhade - editions Cynthia 3000
Au pays du mufle
de Laurent Tailhade
20 €. 146 pages.
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Également disponibles :

Triling - Jean-René Lassalle - editions Cynthia 3000
Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
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image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Voilà un ricochet à quatre bonds. Cela fait partie du jeu 
par Gregory Haleux, le 15th March 2009

La leçon d’anatomie de Mondino di Luzzi
in Fasciculus Medicinae (1493) de Johannes de Ketham

 

« Le livre que lit Olivier Gratiolet est une histoire de l’anatomie, un ouvrage de grand format posé bien à plat sur la table, ouvert sur la reproduction en pleine page d’une planche de Zorzi da Castelfranco, disciple de Mondino di Luzzi, accompagnée en regard de la description que, un siècle et demi plus tard, en donna François Béroalde de Verville dans son Tableau des riches inventions couvertes du voile des feintes amoureuses qui sont représentées dans l’Hypnerotomachia Poliphili :

« Le cadavre n’est pas réduit au squelette mais les chairs restantes sont imprégnées de terre, formant un magma sec et comme cartonné. Ça et là cependant les os sont en partie demeurés : au sternum aux clavicules aux rotules aux tibias. la teinte générale est d’un jaune brun dans la partie antérieure, la face postérieure noirâtre et d’un vert foncé, plus humide, est remplie de vers. la tête est penchée sur l’épaule gauche, le crâne est couvert de cheveux blancs imprégnés de terre et mêlés de débris de serpillière. l’arcade sourcilière est dépouillée ; la mâchoire inférieure présente deux dents, jaunes et demi-transparentes. le cerveau et la cervelle occupent à peu près les deux-tiers de la cavité du crâne, mais il n’est plus possible de reconnaître les divers organes qui composent l’encéphale. La dure-mère existe sous forme d’une membrane de couleur bleuâtre ; on dirait presque qu’elle est est à l’état normal. Il n’y a plus de moelle épinière. les vertèbres cervicales sont visibles quoique recouvertes en partie d’une couche légère de couleur ocre. au niveau de la sixième vertèbre on trouve les parties molles internes du larynx saponifiées. Les deux côtés de la poitrine paraissent vides, si ce n’est qu’ils renferment un peu de terre et quelques petites mouches. ils sont noirâtres, enfumés et charbonnés. l’abdomen est affaissé recouvert de terre et de chrysalides ; les organes abdominaux diminués de volume ne sont pas identifiables ; les parties génitales sont détruites au point qu’on ne peut reconnaître le sexe. les membres supérieurs sont placés sur les côtés du corps de manière à ce que les bras et les avant-bras et les mains soient ensemble. A gauche la main paraît entière, d’un gris mêlé de brun. A droite elle est de couleur plus foncée et déjà plusieurs de ses os se sont séparés. les membres inférieurs sont entiers en apparence. Les os courts ne sont pas plus spongieux qu’à l’état normal mais ils sont plus secs à l’intérieur. »

 

Ce passage est extrait du chapitre LVIII de La Vie mode d’emploi (Hachette, collection P.O.L., 1978, p. 342-344). On sait que Georges Perec avait construit pour ce roman un impressionnant système de contraintes et que parmi celles-ci il y avait la distribution dans les chapitres, par l’application de
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Vides, une rétrospective nulle 
par Celine Brun Picard, le 5th March 2009

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NEMO (Nihil, cap. oo).

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     x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  x  (I)
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(I) Si j’ose m’exprimer ainsi !   (1)

 

France Culture offre parfois, à la sauvette, des occasions de franche rigolade. Soupçonnant ce genre de bonne surprise, il y a quelques jours, je me mis à écouter avec attention l’interview qui passait, de John Armleder (2), sur mon autoradio.
Avouons au passage que, ne m’intéressant plus depuis longtemps à ce que le milieu de l’art contemporain choisit de porter aux nues, je ne connaissais pas John Armleder, plasticien de renommée internationale et aujourd’hui commissaire en charge de l’exposition Vides, une rétrospective (qui se déroule du 23 février au 23 mars à Beaubourg).

Quel beau métier, commissaire… et au goût du jour, avec ça. Régalons-nous d’ailleurs avant que cela ne se tasse. Nous vivons probablement les heures
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Brabançon d’oeil bleu, gaulois de poil blond 
par Gregory Haleux, le 1st March 2009

Découverte du n°10 de Poésie - cahiers mensuels illustrés, consacré à Fagus quelques semaines avant sa mort. La notice qui l’introduit, reproduite ci-dessous, est signé d’un certain Jacques Bergeal, auteur d’au moins deux recueils poétiques, Fables de ma fontaine (René Debresse, 1933) et Les Torches aimantes (Chanth, 1934), avant de devenir peut-être celui qui, sous ce nom, signa dans les années 50-60 des articles scientifiques dans France-Soir.

 

C’est une grande tâche que de présenter en quelques lignes un poète aussi splendide, aussi varié que Fagus, « l’homme du moyen-âge », le petit hôte de la rue Visconti qui « nourrit en lui un génie » selon l’expression d’André Thérive.
Il fut dans sa jeunesse collaborateur de Willy, de Paul Fort comme de Virgile et de Touroulde ; mais parmi tous les divers mouvements littéraires qu’il traversa, Fagus resta lui-même, c’est-à-dire un poète profondément original, doublé d’un grammairien et d’un érudit dont de nombreuses pages resteront.
Au yeux de Fagus, il n’y a qu’une époque qui mérite d’être analysée, chantée, prisée, dominant les lettres françaises : le Moyen-Age. Très près lui-même des poètes médiévaux par l’inspiration, il blâme tout ce qui s’éloigne de la sincérité, en particulier Ronsard, Malherbe, Victor Hugo et leurs écoles diverses.
Il publia Testament de sa vie première, Colloque sentimental (Vannier, 1898) ; La Prière de quarante heures (Gallus) ; Ixion (la Plume), Jeunes Fleurs, Aphorismes (Sansot) ; Pas Perdus (le Divan) et enfin ses dernières œuvres qui, publiées chez Malfère, mirent son nom dans la bouche de tous les vrais poètes : « Clavecin », La Danse macabre, Frère Tranquille, La Guirlande à l’Epousée, Frère Tranquille à Elseneur. Il traduisit également en vers modernes La Chanson de Roland et les Eglogues de Virgile.
Bien que poète profondément chrétien, Fagus a souvent eu la dent dure dans ses chroniques : ce qui lui a procuré quelques ennemis. Peu d’ailleurs, car sa bonté véritable n’a d’égale que sa modestie exagérée.
L’illustre auteur des Ballades Françaises, Paul Fort, me disait récemment : « Fagus, ce génie, vous l’embrasserez lorsque vous le verrez ! »
En entendant cela, je ne pensais pas que ce serait ici, dans Poésie, que j’exaucerais ce désir.

 

Ce numéro qui donne à lire une dizaine de poèmes de Fagus, dont un de sa belle écriture, nous intéresse surtout par une photographie que nous ne
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