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Viennent de paraître :

image de Quelques lettres à Lord Jim - Dominique Meens - editions Cynthia 3000
Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
18 €. 202 pages.
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image d'Au pays du mufle - Laurent Tailhade - editions Cynthia 3000
Au pays du mufle
de Laurent Tailhade
20 €. 146 pages.
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Également disponibles :

Triling - Jean-René Lassalle - editions Cynthia 3000
Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
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image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Interportrait autotextuel 
par Cynthia 3000, le 31st October 2009


Fantômes 
par Cynthia 3000, le 30th October 2009


Prière pour aller au paradis avec les ânes 
par Cynthia 3000, le 27th October 2009

 

Et hop, un nouveau titre sur www.myspace.com/radiocynthia3000 ! Toujours avec Nako, et l’ami Yann qui était de passage.
N’ayant dans nos poches qu’un des remarquables cahiers de Clément Maraud, ce sont Francis Jammes et ses ânes qui durent subir l’épreuve du chant. L’improvisation étant ce qu’elle est, le poème n’est chanté qu’à moitié, tant pis/mieux !

 

Musique : Yann, Ben et Grégory
Paroles : Francis Jammes
Voix : Grégory
Guitare : Yann
Effets électroniques, basse, voix : Ben

 

PRIERE POUR ALLER AU PARADIS
AVEC LES ÂNES

 

Lorsqu’il faudra aller vers Vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j’irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n’y a pas d’enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai : Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d’un brusque mouvement d’oreille,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles…

Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j’aime tant, parce qu’elles baissent la tête
doucement, et s’arrêtent en joignant leurs petits pieds
d’une façon bien douce et qui vous fait pitié.
J’arriverai suivi de leurs milliers d’oreilles,
suivi de ceux qui portèrent au flanc des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,
de ceux à qui l’on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s’y groupent en ronds.
Mon Dieu, faites qu’avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l’amour éternel.

 

 


Mon violon d’Ingres ? c’est le ciment armé ! 
par Cynthia 3000, le 26th October 2009

Récemment, nous avons déniché un important lot de Détective — « l’hebdomadaire des secrets du monde » — des années 50. L’un des intérêts du journal en ces années est qu’en quatrième de couverture était souvent présenté un personnage singulier, entre autres par le couple Robert Giraud / Robert Doisneau. Nous comptions partager la page du n°521 (25 juin 1956) consacrée à Frédéric Séron quand, concordance !, nous nous apercevons avant-hier que Louis Watt-Owen, en sa Main de singe, offrait via l’I.N.A. un reportage sur cet artiste. Double coïncidence, hier, Le Sciapode mettait en ligne un article très documenté sur Séron.

 


Ah ! si c’était un tandem… 
par Cynthia 3000, le 24th October 2009

in Radar n°614, 11 novembre 1960

Le peintre s’appelle Picasso 
par Gregory Haleux, le 22nd October 2009

 

Fagus — dont vous attendez impatiemment notre réédition du Colloque sentimental… (1898) qui sera disponible dès qu’atteinte la pleine maturité — fut, entre 1898 et 1903, un admirable critique d’art pour la Revue des Beaux-Arts et des Lettres, la Revue Blanche et la Plume. S’il est aujourd’hui royalement oublié comme poète, il est difficile d’éviter son nom quand on s’intéresse de près à Picasso. Car il fut le premier, en France, à lui consacrer un article, dès 1901. Un article très élogieux, remarquant avec acuité la « juvénilement impétueuse spontanéité » du peintre.
Fagus voulut faire plus pour la gloire de Picasso, comme le montre la lettre inédite que voici, adressée à Karl Boès, alors directeur de La Plume :

 

MCMI
De Paris, le vingt-sept juin

– Comment encore ? –
– Mon Dieu oui, vous voyez –
Voici : je viens de voir chez Vollard l’exposition du jeune peintre (espagnol, bien entendu) d’un tempérament merveilleux, oh mais alors tout à fait…
Il serait excellent qu’un écrivain de La Plume en discourût – pas moi… au reste je l’accomplis à la R-B. – Saunier… ou Rambosson qui demeure par là ? ou Riotor.
Il se tint récemment deux autres expositions : celle de Cals, celle d’Emile Bernard – qui méritent au moins une mention.
Bien à vous.
Fagus

 

Et, de son écriture la plus ample, Fagus ajoute sous sa signature :

 

Le peintre s’appelle Picasso

 

Grâce aux souvenirs d’André Salmon, nous apprenons qu’entre Picasso et Fagus, l’intérêt fut réciproque, que le peintre lut et fit découvrir à quelques-uns le poète :

 

J’ai ramassé Testament de ma vie première, non pas dans une boîte à bouquins des quais de la Seine, mais dans un tub en zinc. Ce tub se posait au beau milieu de l’atelier de Picasso, au Bateau-Lavoir, à Montmartre. Picasso (je ne le connaissais que depuis quelques heures) avait-il été tenté d’un sujet à la Bonnard, avec une demoiselle nue dans ce vaisseau de zinc ? Eut-il un instant le caprice d’user pour lui-même du bassin portatif ? Toujours est-il que Picasso confessant de la sympathie pour quelques auteurs modernes voulut bien me recommander deux ouvrages : le Testament de ma vie première, de Félicien Fagus et l’Arbre de Paul Claudel.
— Tu peux les prendre, emporte-les… Non, pas sur la planche, là, dans le tub.
C’était un fait. Déjà dépenaillés, la mince plaquette et le fort volume du Mercure gisaient au creux du tub, là où les recommandait à l’attention de ses amis un Picasso pas encore illustre, un Picasso à peine tiré de l’époque bleue pour entrer dans l’époque des saltimbanques […]

(André Salmon, Souvenirs sans fin, vol. 1, Gallimard, 1961, p. 75-76)

 

Salmon ne savait apparemment pas que Picasso avait déjà peint une baigneuse au tub rappelant celles de Bonnard : La Chambre bleue (1901).

 

 

Fagus en fit d’ailleurs une description dans son article « Espagnols » de la Revue Blanche (septembre 1902) :

 

Une fille au tub, maigres jambes et maigre torse, qui debout, épongeant sa hanche, hausse haut l’épaule du bras qui mène l’éponge, figure une beauté grêle, contournée, sereine avec étrangeté.

 

Sut-il que ce tub fut aussi le réceptacle de son oeuvre de jeunesse ?


Artisme 
par Cynthia 3000, le 22nd October 2009

Alechinsky, Tous les sept ans changeait de peau, 1967
Alechinsky, Tous les sept ans changeait de peau, 1967

 

« C’est à Milan que tu avais rencontré Asger Jorn ?

C’est ça, en 1956. C’est Baj qui me l’a présenté. Il m’a chargé de traduire son texte sur le Bauhaus imaginiste. J’ai eu la coquinerie que personne n’a remarquée de traduire Bauhaus imaginiste par Bauhaus imaginaire. Même Asger n’avait rien vu avant que je lui dise. Ca l’a fait éclater de rire parce que c’était juste dans un sens, mais un peu méchant. Je suis anti-expressionniste mais j’aimais beaucoup la peinture d’Asger. Je trouve qu’il possédait une sorte de génie d’invention qui manquait complètement à Appel, Corneille, Alechinsky et aux autres, que je considérais comme des cons.

Alechinsky est arrivé à la toute fin de Cobra.

Pratiquement deux jours avant la fin de Cobra. Je l’ai entendu plusieurs fois récemment sur France-Culture parce qu’il y avait une exposition à Paris et que c’était médiatisé à outrance. il se présentait pratiquement comme le fondateur de Cobra. Enfin il ne le disait pas, mais c’était comme s’il l’avait créé. Alechinsky a un style, une approche, un ton mais c’est toujours le même. C’est quelqu’un qui a trouvé un truc qui a bien marché et au lieu d’innover, il l’a répété comme un multiple. Il n’y a jamais de changement dans la production de l’oeuvre, dans l’approche, dans la conception, dans la couleur. Quand j’ai amené Asger à Londres, nous sommes allés à une exposition d’Alechinsky ou Appel peut-être, ça revient au même. il y avait une coquille dans le catalogue de l’exposition, une fausse date. Il était écrit qu’Alechinsky avait commencé à peindre en 1752 ou 1533, quelque chose comme ça. Asger s’est tué de rire. Il a dit : C’est vraiment lui ! Il a arrêté de peindre l’année d’après. Alechinsky, c’est de la lithographie répétée à l’infini. C’est ça que nous appelons l’artisme.

Alors parlons de l’artisme.

Le terme est de Michel Guet je crois. C’est dans ses écrits que je l’ai trouvé : un type découvre une idée-gadget, ça fonctionne dans le marché, et ça se répète à l’infini. C’est ainsi que je le conçois. Je trouve qu’il est tout à fait adapté et utile pour décrire ce que je vois de faux dans le marché de l’art. Quand on a trouvé une idée, au lieu de l’exploiter à outrance, il faut au moins en trouver une autre. Ce que Michel Guet a compris, c’est que dans le système spectaculaire et réducteur des marchands d’art dont les artistes sont complices, il fallait persévérer dans cette idée, être connu à travers elle et avoir une reconnaissance internationale à travers cette unique image. Un travail d’approche, de marketing comme on dit aujourd’hui, était indispensable pour se positionner dans le marché de l’art. Le mérite de Michel Guet est d’avoir trouvé le mot juste, d’en être le taxinomiste. »

Ralph Rumney, Le Consul, Entretiens avec Gérard Berréby, éditions Allia, 1999, p. 81-83.

 

« (…) L’opposition conséquente, dont nous avions dû reconnaître la nécessité à propos du néo-Bauhaus d’Ulm, s’est étendue durant ces années [1953-57] à l’ensemble du front culturel. Le compromis est partout impossible avec les éléments installés, parmi lesquels il faut ranger ceux qui considèrent qu’une seule nouveauté suffit dans la vie d’un homme et que, dès lors que l’on a eu quelque rôle dans son apparition, on peut vieillir avec. Ainsi l’espoir d’un regroupement de certaines personnes précédemment engagées dans une même recherche a été démenti par l’événement ; ce qui explique que des noms que nous rejetons aujourd’hui définitivement aient pu être cités avec confiance à tel moment de ces écrits. Des forces nouvelles surviennent toujours, qui nous justifient et nous aident à aller plus loin. Tant que l’on veut marcher, on n’est pas seul. (…) »

Asger Jorn, « Avertissement » in Pour la forme, éditions Internationale situationniste, 1957 - Allia, 2001.

Peggy in the street with bobbies 
par Cynthia 3000, le 16th October 2009

Ce 15 octobre, 8h15, Cynthia 3000 s’apprête peinardement à sortir quand des braillements inaccoutumés dans les parages l’incitent, malgré un fort sentiment d’insécurité, à se projeter au dehors pour s’ébahir de la scène suivante : 

 

Le jeune contrevenant d’origine européenne est pris en
chasse par une matraque et un genou d’origine policière

Les forces de l’ordre resserrent élastiquement l’étau

l’ "agrippe porcine", une technique d’immobilisation qui a fait ses preuves
 



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