par Cynthia 3000, le 28th September 2008
Gerzeul Boutrin fut évoqué une première fois sur ce blog à l’occasion de notre grand jeu concours.
Le poëte, qui a pourtant croisé le regard d’Hélène Bessette, reste méconnu des lecteurs, snobé par les revues, ignoré des critiques, absent des anthologies. Il faut dire que fort peu mondain, il s’écarta tôt du trop facile chemin de la reconnaissance.
Gerzeul ne nous a confié l’existence que de deux recueils, publiés à compte d’auteur il y a une trentaine d’année. Mais nous savons l’oeuvre foisonnante, l’homme graphomane (en témoigne le courrier abondant que nous recevons).
Le talent toujours ébouriffant, Il fêtait aujourd’hui, seul, ses 67 ans.
Répétons-le ici : bon anniversaire à toi, Gerzeul, et que par-delà l’adversité, ton Verbe demeure !
(…) La terre est aride et pourtant je m’embourbe, les sillons cotonnants, la poudre aux alouettes au-dessus du delà, gente qui m’y verra pas de sitôt, je t’ennuie pour si peu, tu me plais ma pauvrette, et l’escalier qui rugit près du pot de chambre à mon insu, près de la porte au rien, vieil ignare misanthrope tu me fais chier vieux salaud, ta jambre traîne au loin, le couchant éternue, suit le corbeau, le poteau qui y mène te ramène à ces lieux, près de la veuve à venir. Tes cheveux les séquelles en creux et qui sait la carrière en très-mieux, le silex m’entend il s’épand sur la plaine, oui il se tend épanoui, je le vois qui le monte, Meredith… Oui, tu le sais, tu libères la truelle à qui la motte paraît chemin. Je reviendrai si tu le veux bien, je serai à ma table la barbe toujours en mon écuelle, je serai, et tu pourras m’entendre maudire les pourceaux, je crépiterai, ton feu au coin des lèvres.
Cet extrait est tiré d’un ensemble de poèmes jusque-là inédits et que Gerzeul Boutrin nous a confiés, avec pour recommandation d’en faire une diffusion restreinte. Autant dire que cet ouvrage hors commerce de 16 pages, illustré, imprimé sur Trophée bleu alizé, se mérite. Pour être du nombre de ses heureux lecteurs, il suffit donc de le mériter.
Un certain jour - jour béni ! - je reçus par la poste un petit livre qui contribua à ma guérison. En l’ouvrant, une amélioration se fit sentir, la raideur dans les jambes disparut au point de me permettre de les étendre, et les douleurs avaient aussi cessé. Jugez de ma joie, le deuxième poème me permit de quitter le lit et de travailler un peu. En un mot, 16 pages en tout ont suffi à me guérir complètement, et depuis cette époque, j’ai toujours joui d’une excellente santé. J’avoue hautement que je dois un tel bienfait à Gerzeul Boutrin, et je m’empresse de vous autoriser à publier ma lettre.

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October 2nd, 2008 at 10:11 am
L’aurait croisé le regard de H sans l’épouser ?