par Cynthia 3000, le 30th June 2009
N° 11. Pièce acquise en avril 2008 dans les environs de Reims.
Huile sur toile.
Signée Naudin.
27 x 35 cm.
Eros m’a frappé d’une tige molle
D’œillets odorants récemment cueillis :
Il fuit à travers les sombres taillis,
A travers les près il m’entraîne et vole.
Leconte de Lisle
Regardez dans mon cœur : des parterres d’œillets
L’œillet sauvage avec ses duvets et ses cils,
L’œillet qui se déroule et donne son essence,
L’œillet courbe sa tige et meurt de passion.
Ce que veut la senteur du lis et de l’œillet,
Le parfum des œillets, du benjoin et des lis,
Le mol pétunia, l’œillet, les chèvrefeuilles.
Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,
Mais les pourpres œillets aux flammes ténébreuses,
Des faïences de Perse, où l’œillet indigo
A trempé ce matin les œillets du jardin,D’œillets, de mauves, de bourraches.
Où la rose d’été, l’œillet et le troène…
Son deuil lisse et furtif sur des œillets de Chine.L’arôme de l’œillet contre le rêve éclate.
Les Eblouissements (1907), d’Anna de Noailles.]

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