par Cynthia 3000, le 24th July 2009
Pièces acquises en mai 2008 dans les environs de Reims.
N° 17.
Gouache sur contreplaqué.
27,5 x 24,5 cm.
N° 18.
Gouache sur contreplaqué.
22,8 x 27,5 cm.
N° 19.
Gouache vernie sur contreplaqué.
24,5 x 34 cm.
Ces peintures seraient l’oeuvre d’un enfant des années 60 devenu plus tard dessinateur industriel pour Dassault. Le vendeur proposait, du même artiste, adolescent, des planches de bande dessinée en noir et blanc particulièrement réussies.
Les sujets sont bien enfantins : des personnages de comics, Zorro, Mickey… Nous ne reconnaissons pas le dernier, mais il pourrait s’agir d’un autre personnage d’illustrés de ces années, genre "X, le brave petit cowboy".
Le même procédé est utilisé dans les trois peintures : le sujet est taillé dans du contreplaqué, peint puis cloué sur le fond. La précision du travail laisse penser que l’enfant se faisait aider pour la découpe.
C’est grâce à ce Mickey conduisant que nous pouvons dater ces oeuvres assez précisément : (l’été) 1965. En effet, en cherchant bien, et parce que nous en avions l’intuition, nous avons découvert que cette peinture était le décalque d’une couverture du Journal de Mickey, le n°687 du 25 juillet 1965. Ce qui concorde très bien avec l’enthousiasme que les petits français connaissent à ce moment pour Zorro, qui depuis janvier de cette année apparaît en feuilleton à la télévision. Le Journal de Mickey en a alors profité pour publier des aventures du justicier. Cette couverture du n°667 du 7 mars 1965 en annonce le premier épisode. Notons que Zorro y fait le même salut amical que dans notre peinture…
Si les héros sont décalqués (à l’exception de Zorro dont les proportions maladroites trahissent la copie à main levée), le jeune artiste prend quelques libertés avec le décor, retirant ou ajoutant des éléments, des détails.
qu’il veuille bien dégainer sa sapience, ok ?]
Et pour terminer, voici un joyeux montage de couvertures du Journal de Mickey de 1953 à 1968, où l’on s’aperçoit que toute une génération a été subtilement initiée aux mystères de la représentation ! De quoi, donc, susciter des vocations caputiennes…

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