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Viennent de paraître :

image de Quelques lettres à Lord Jim - Dominique Meens - editions Cynthia 3000
Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
18 €. 202 pages.
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image d'Au pays du mufle - Laurent Tailhade - editions Cynthia 3000
Au pays du mufle
de Laurent Tailhade
20 €. 146 pages.
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Également disponibles :

Triling - Jean-René Lassalle - editions Cynthia 3000
Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
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image d'Omajajari - Collectif - editions Cynthia 3000
Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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image de IL*** - Léo d'Arkaï - editions Cynthia 3000
IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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C.A.P.U.T. HM-04 - Vresse-sur-Semois, village d’art 
par Cynthia 3000, le 25th August 2009

 

N° HM-04. Lieu découvert le 19 juillet 2009 à Vresse-sur-Semois
Longue palissade d’exposition de peintures.

 

Nous continuons notre route le long de la Semois et, traversant le village de Vresse, nous sommes stupéfaits de remarquer une exposition en plein air qui, par son hétéroclisme et l’amateurisme de son ensemble, ressemble au couloir de la C.A.P.U.T. La centaine d’oeuvres couvrant cette palissade fait, à n’en pas douter, de cette paisible localité ardennaise un "village d’art".
A quelques mètres, une sculpture représente LE peintre avec tous ses attributs.

 

 

Régulièrement, le village organise un festival où les peintres, amateurs et professionnels, sont invités à venir exercer leur passion à l’air libre (voir, en bas de la page de ce blog, quelques artistes en action dans les rues de Vresse). Les oeuvres sont ensuite exposées sur cette grande palissade où elles subissent les conditions météorologiques. Ainsi sommes-nous face à ce plaisant paradoxe de l’art revendiqué dans toute sa noblesse mais présenté dans une dimension éphémère, sans souci de conservation.

 





 

De cet ensemble, retenons en particulier cette toile torturée qui nous évoque les représentations infernales de Jérôme Bosch autant que celles de Frida Kahlo.

 




 

 

4 Responses to “C.A.P.U.T. HM-04 - Vresse-sur-Semois, village d’art” You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed.
  1. Le sciapode Says:

    Intéressante toile en effet. A la fois moche et bizarre, c’est un fait que cela représente un intérêt nouveau, ou renouvelé, qui prend place à côté des catégories de l’art brut, de l’art naïf, du kitsch, de la peinture du dimanche, des croûtes modestes, etc.
    Vous êtes sûrement au courant des “Thrift Store paintings”, cette mode aux USA de collectionner les peintures bizarres réalisées par des inconnus, retrouvées au fond de brocantes et de dépôts-ventes. Mon attention a été récemment attirée sur elles par un commentateur de mon propre blog, Cosmo Helectra, qui m’a montré un catalogue de peintures de ce genre, très singulières, tout en étant, en quelque sorte, inaperçues. Leur bizarrerie n’apparaît pas aux yeux de tout le monde.
    C’est très proche de votre démarche, je trouve. Et j’y suis aussi fort sensible.

  2. Cynthia 3000 Says:

    Oui, nous connaissons ces collections de “Thrift Store paintings”. Etonnamment, nous ne les avons découvertes que très récemment, bien après avoir commencé notre collection. Nous nous disions que peut-être Jouannais, dans son livre sur l’Idiotie, présentait un artiste qui s’amuserait à faire des expositions de peintures de brocantes (nous avions en tête, bien que les toiles n’aient pas la même origine, l’exposition de Bertrand Lavier, La Peinture des Martin). L’intuition fut bonne puisqu’y est présenté Jim Shaw avec l’exposition qu’il a justement appelée “Thrift Store paintings”. Cherchant ces termes sur internet, nous ne nous attendions pas à ce qu’il y ait tant d’amateurs assez fous pour collectionner cet art (il semble que beaucoup ont eu la révélation avec l’expo, et le livre, de Jim Shaw).
    Bien sûr, toutes ces collections sont intéressantes, composées d’oeuvres surprenantes.

    Mais, même si elles procèdent d’un regard libéré de certaines considérations étroites (d’ordre esthétique, culturel, technique,…), le discours qui les accompagne, et le tri qu’elles font à l’intérieur du champ de l’art amateur, nous convainquent rarement :

    - d’abord parce que trop souvent est convoquée l’expression “Bad Art”, même si, paradoxalement, c’est pour mettre en valeur cet art désigné comme mauvais ; nous ne sommes pas loin alors, effectivement, de l’intérêt pour le kitsch, la bizarrerie, sans toujours se départir d’une autre posture pouvant s’avérer étroite : celle qui consiste à s’amuser du saugrenu, voire à le moquer.

    - d’où un tri, des choix qui se portent essentiellement sur le bizarre, le tordu, le “mal fait”, en allant jusqu’à suivre des critères plus ou moins précis, plus ou moins affirmés (perspective bancale, utilisation inhabituelle de la couleur, sujet bizarre, etc.). Notons que quand ces critères ne sont pas clairement annoncés, nous les devinons assez facilement par le corpus. Ainsi nous retrouvons une manière d’appréhender l’art amateur de brocantes similaire à ce que nous voyons dans les collections d’art brut ou, plus généralement, dans les diverses présentations qui peuvent être faites de l’art brut, duquel n’est retenu que le plus singulier, le plus étrange, le plus abondant, le plus pathologique, le plus excentrique, le plus visuellement explosif, … à tel point même que, malgré l’intention de sortir des sentiers battus, sont créés des stéréotypes (d’ailleurs réutilisés plus ou moins ingénieusement aujourd’hui par des artistes se déclarant, de façon très marchande, bruts ou singuliers…). Ainsi sont mises à l’écart des productions moins immédiatement séduisantes mais qui participent cependant de l’art brut ou de l’art amateur de brocantes.

    Si la C.A.P.U.T. accueille bien évidemment des oeuvres très singulières, étranges, “mal” fichues, elle pousse l’hospitalité jusqu’à s’ouvrir à des oeuvres qui paraîtraient à beaucoup d’une grande banalité ou de trop bon goût : des oeuvres qui frisent l’académisme, techniquement réussies, au sujet conventionnel, à l’amateurisme discret, …
    S’il y a des oeuvres inaperçues, sans doute sont-elles aussi dans ce no man’s land d’un art moyen, ni assez “mauvais” ou maladroit, ni assez maîtrisé ou original.
    Merci de votre intérêt.

  3. Le sciapode Says:

    J’en viens, en vous lisant, à me demander si vous rejetez encore quelque chose. Vous devez être tentés d’acquérir toutes les toiles, toutes les oeuvres…
    Et je trouve étrange votre vision un peu trop orientée de l’amateur de bizarre, qui aimerait cela afin de le stigmatiser en creux.
    La plupart de ces amateurs tout de même aiment sincèrement le bizarre pour le merveilleux, la surprise qu’il apporte. Le mot bizarre n’est pas uniquement envisageable dans le sens réducteur que vous lui prêtez.

  4. Cynthia 3000 Says:

    Ni le mot bizarre, qui donna son nom à une bien belle revue, ni ses sens (lequel, réducteur, avons-nous pu laisser entendre ?), ne sont évidemment à mettre en cause. Nous visions plutôt un certain comportement que nous croyons deviner par rapport à cet art “bizarre”. Que certains l’aiment sincèrement, nous ne le nions pas. Ce qui nous gêne dans les collections de “thrift store paintings”, c’est que cet intérêt ne semble le plus souvent pas très différent de celui porté au “kitsch”. C’est-à-dire que ce qui est avant tout désigné dans ces oeuvres, c’est le mauvais goût, la laideur, l’absence de savoir-faire, la manifestation d’une psychologie dérangée, etc., en somme des considérations très relatives et subjectives. Comment peut-on affirmer qu’une peinture est moche, bad ou de mauvais goût ? Et, en admettant que cette appréciation soit unanime et relève de l’évidence, quel en est l’intérêt quand la peinture dont il s’agit n’a rien ou peu à envier à telle oeuvre exposée en musée, de collectionneur esthète ou encensée par Art Press ?
    Que les amateurs de “bad art” soient véritablement passionnés (de notre point de vue, comme le sont les amateurs de films d’horreur indifférents à tout autre type de films) et que leurs intentions, loin de stigmatiser cet art, malgré les qualificatifs employés, soient au contraire de le mettre en valeur et de partager leur passion : nous opinons.
    Mais, en creux comme vous dites, il y a autre chose de gênant : c’est que, quelles que soient les intentions, même pataphysiques, la perception de ces oeuvres n’est pas tellement changée : ignorées et moquées parce que moches - ou mises en lumière, en un retournement n’échappant pas forcément à la moquerie, parce que moches, c’est kif-kif. Et la surprise dont vous parlez est une surprise attendue !

    D’autre part, ces collections ont le tort, à notre avis, de présenter ces oeuvres, choisies selon des critères très restrictifs, comme étant significatives de l’art de brocante ou de dépôt-vente. Or, l’art qu’on trouve en ces lieux est bien plus varié que l’aperçu qu’en donnent ces collections.
    C’est pourquoi notre comité d’acquisition, non sectaire, est ouvert à tout type de peintures… du moment qu’elles nous plaisent : nous faisons donc des choix, bien entendu.

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