par Cynthia 3000, le 6th February 2007
l’Atelier du Gué, éditeur indépendant, nous à envoyé voici quelques jours cette pétition dont il est l’initiateur, et qui relève et s’inquiète des hausses des tarifs postaux, du resserrement des contraintes pour l’accès aux tarifs presse, et des suppressions de tarifs d’expédition économiques.
Ces évolutions discrètes et régulières des services de La Poste ne sont pas sans impact sur toutes les pratiques de diffusion par correspondance, et en conséquence sont dangereuses pour des secteurs fragiles comme celui de l’édition indépendante. Il va sans dire qu’elles desservent aussi le lecteur, et tout ceux qui participent à la diversité du secteur.
Pour la libre circulation des idées
La Poste est un des outils privilégiés de diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès des libraires, des bibliothèques et du public.
Or, les transformations de La Poste, l’abandon des tarifs particuliers ou intermédiaires, la libéralisation des services, les fermetures de bureaux, mettent aujourd’hui leur existence en danger. Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne du livre (graphiste, photographe, imprimeur…).
Des tarifs postaux abusifs, la réduction programmée à l’accès des tarifs "presse" par de nouvelles contraintes administratives, l’abandon des tarifs réduits ("coliéco" "sacs postaux de librairies"… le refus de La Poste d’appliquer le tarif "livres et brochures" sur le territoire national), etc… remettent en question la pérennité de l’édition indépendante, et par voie de conséquence, entravent le droit d’expression, réduisent l’économie du livre et affaiblissent la démocratie.
Des centaines de petites structures éditoriales sont aujourd’hui contraintes à réduire ou à cesser leur activité.
Les soussignés s’inquiètent de cette situation et demandent à l’Etat, aux ministères concernés et à la direction de l’entreprise publique La Poste de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues (indépendamment, pour celles-ci, de l’attribution, ou non, d’un numéro de commission paritaire), afin de garantir pour demain la diversité culturelle et la libre circulation des idées.
Nous avons proposé à l’Atelier du Gué d’installer un système de signature en ligne pour cette pétition. Chose faite, vous pouvez donc signer ici :
Si vous jugez comme nous que le sujet est d’importance, n’hésitez pas à faire circuler l’adresse de la page
( http://www.cynthia3000.info/petition/index.php?petition=3 ), toutes les signatures listées par ce biais seront renvoyées à l’Atelier du Gué.
Vous pouvez également télécharger le document original pour l’imprimer et le faire signer autour de vous, et le renvoyer (à : Atelier du Gué - 11300 Villelongue d’Aude).

Le blog 
February 11th, 2007 at 6:18 pm
je signe la pétition
March 5th, 2007 at 10:40 pm
Les petites éditions (livres, revues…), travaillant souvent de manière artisanale, n’ont déjà plus la liberté de diffuser vu les tarifs prohibitifsde la poste (Nous en avons fait l’expérience entre 2003 et 2005, avec la revue d’art et de poésie “La Voix des Autres”, non suventionnée, qui devait répertorier ce coût sur ses abonnés). A moins de se limiter à qq pages sur papier chiotte (question de poids), comment diffuser correctement un travail de qualité à un prix abordable? Tel est l’enjeu pour tous ceux pour qui la rentabilité n’est pas un impératif. Le rôle d’un état républicain ne consiste -il pas à laisser à la disposition des acteurs culturels et des créateurs désintéressés des marges de manoeuvres salutaires afin qu’ils échappent aux pressions de plus en plus étouffantes du monde marchand. En ce sens, la poste, parmi d’autres services publiques, devrait échapper à la privatisation: à force de se désengager sur tous les fronts l’état de droit est en train de devenir le laquais des trusts financiers et industriels. Et les peuples des otages résignés…
André Chenet
March 13th, 2007 at 11:44 am
Merci Josette pour votre soutien, et André pour votre témoignage et cet avis que nous partageons. Pour information, la poste vient encore, très récemment et discrètement, de revoir certains de ses tarifs d’envoi, et bien évidemment pas à la baisse…
May 1st, 2007 at 11:18 am
Bonjour à vous deux… Je vous ai envoyé un mail mais ayant utilisé une adresse que vous utilisiez sur les autres blogs, je ne sais pas si vous l’avez eu…
L’année dernière vous m’aviez proposé des lectures à Mens. Etes-vous toujours intéressés?
May 4th, 2007 at 8:27 pm
Bonjour Cédric, nous te répondons par mail dès que possible. A bientôt,
C&G
May 14th, 2007 at 9:06 pm
Bartlebooth, où peut-on trouver tes “errances”? impossible de trouver la suite de tes blogs.
Merci.
May 23rd, 2007 at 11:48 pm
Bonjour à tous
savez vous que notre économie évolue ?
les tarifs montent certes mais notre pays subit une inflation !
les tarifs de la poste suivent le marché et en plus avec du retard vous devriez en etre heureux.
pour ce qui est du reste internet est un tres bon moyen de communiquer a faible cout alors arretez de vous victimiser vous avez plus de moyen de communications, à plus grande échèle et moins cher !
pour le reste avez vous déjà été à la poste ? je me pose une question quand travaillent t’ils ? en toute logique vous souhaitez poster le courrier de votre boite le soir et qu’il parte le plus vite possible mais les bureau de poste sont fermé…. du coup vous passez par mail ou contactez un transporteur !
je pense que les questions sont plutot sur ce point là !
January 23rd, 2008 at 3:48 pm
Je comprends votre préoccupation, mais pas votre argumentation, car à celle-ci les réponses sont déjà là : vive la concurrence, vive Internet, et vive l’adaptation de la profession !
January 23rd, 2008 at 10:44 pm
Vous avez effectivement mal compris, il me semble, ou c’est moi qui n’ai pas saisi la portée de votre ironie : L’argumentaire de cette pétition ne repose nullement sur une critique d’internet ou une quelconque plainte concernant la concurrence. Un tarif plus bas pour l’envoi des livres répondrait autant aux besoins de la chaîne du livre dans ce qu’elle a de plus traditionnel (éditeur>diffuseur distributeur>libraire), qu’aux besoins des éditeurs ou libraires qui pratiquent la vente par correspondance ou la vente en ligne, qu’aux besoins des particuliers. Et si l’adaptation de la profession est une réalité pour certains, elle est en cours pour d’autres. Mais dans tous les cas, la poste leur coupe l’herbe sous le pied.