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Quelques lettres à Lord Jim
de Dominique Meens
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Au pays du mufle
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Triling
de Jean-René Lassalle
9 €. Portefolio, 9 dépliants. [ lire la présentation ]


image du Moulin à parôles nostalgiques - Mickaël-Pierre - editions Cynthia 3000
Le Moulin à parôles nostalgiques
de Mickaël-Pierre
10 €. 80 pages.
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Omajajari
Collectif
25 €. 338 pages.
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image de Carnets d'un basedowien - Jean-Marc Baillieu - editions Cynthia 3000
Carnets d'un basedowien
de Jean-Marc Baillieu
12 €. 92 pages.
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image de Troublant trou noir - Grégory Haleux - editions Cynthia 3000
Troublant trou noir
de Grégory Haleux
7 €. 65 pages.
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IL***
de Léo d'Arkaï - suivi de
Pillard d’Arkaï, bandit des terres
, par Gilles Picq .
6 €. 60 pages.
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Etant donnes - editions Cynthia 3000
Étant Donnés
de Céline Brun-Picard
& Grégory Haleux
9 €. 104 pages.
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Disputatio XXI : comment j’ai perdu mon temps avec les éditions Hapax 
par Gregory Haleux, le 15th March 2010

Le texte ci-dessous rend compte d’une expérience que j’ai vécue, comme auteur, avec les directeurs d’une revue et d’une petite maison d’édition. Nous en témoignons ici car elle nous semble édifiante.

J – 29 (09/02/2010) :
Publication, sur ce blog, de l’article « La poésie, en petits carrés mangée aux mythes – ou les fictions de la modernité ».

J – 28 (10/02/2010) :
Appel téléphonique de Sibor et Bora, responsables des éditions Hapax et amis, qui me disent avoir découvert mon article avec d’autant plus d’intérêt qu’il touche à un sujet auquel est consacrée en partie leur prochaine publication : la polémique qu’a suscité l’article de Jacques Roubaud paru dans le Monde diplomatique. Ils aimeraient intégrer mon article à leur livre, avec, parmi d’autres signatures qui forment l’ensemble aujourd’hui publié, les articles de Christian Prigent, Jacques Roubaud et Sébastien Smirou (qu’ils n’arriveront pas à avoir pour des raisons diverses). Ils me demandent de retravailler mon introduction qui, évoquant des circonstances liées au réseau social Facebook, risque, selon eux, d’être peu compréhensible par tout le monde. J’accepte. Je leur propose d’ajouter quelques développements à l’article, mais leur délai n’étant que de trois jours (et de notre côté, avec Cynthia 3000, nous sommes en pleine préparation d’un nouvel ouvrage), je précise que je n’en aurai peut-être pas le temps mais qu’ils peuvent compter, au moins, sur la version avec introduction modifiée.
Aussitôt cet appel, ils m’envoient par mail les textes déjà rassemblés pour ce projet.

J – 25 (13/02/2010) :
La veille de leur rendre mon article avec les changements demandés, n’ayant pu m’y mettre suffisamment à cause de nos propres éditions, je téléphone pour leur demander si, à tout hasard, le délai ne pourrait pas être prolongé. Mais pas de réponse ni rappel jusqu’à

J – 23 (15/02/2010) :
Sibor me donne jusqu’au 17/02. Tant mieux, je pourrai sans doute développer certains points. Je ne suis pas le dernier : ils attendent encore un autre article.

J – 22 (16/02/2010) :
Manquant de temps, j’envoie la version minimale promise, avec en note finale la liste des points, ébauches de réflexions, qui auraient pu être développés.
Ce même jour, Hapax m’envoie un ajout de François Vaucluse à son propre article. Il comprend une reprise de la plupart des citations que je donnais de Bernard Heidsieck et de Jean-Pierre Bobillot, dont il tire quelques réflexions. Certes ce ne sont que quelques citations, qui ne m’appartiennent pas, mais je les ai choisies en lisant les Notes convergentes d’Heidsieck et l’étude de Bobillot sur Heidsieck. On met beaucoup de soi dans le choix. Je signale aux éditeurs d’Hapax que la moindre des choses, de la part de Vaucluse, serait de mentionner d’où il tire ces extraits : non des livres, mais de mon article. Je propose qu’au pire, si Vaucluse ne peut/veut l’indiquer, il faudrait placer, dans Disputatio XXI, son article après le mien, afin que ce ne soient pas mes citations qui aient l’air redondantes par rapport à celles de Vaucluse. Je ne reçois aucune réponse.

J – 20 (18/02/2010) :
Les éditeurs d’Hapax m’ont relu et proposent ce qu’ils appellent des « réglages » : ils trouvent à présent que mon texte est « assez peu immédiatement compréhensible pour qui débarque » et que « sa tonalité et son genre tiennent davantage du billet d’humeur que de l’article ». Ils invoquent, pour Disputatio XXI, la prise de distance, parlent de « cesser les chamailleries pour aller vers la critique ». M’est alors proposé d’en rester à l’essentiel (?) et suggéré de retirer « les attaques les plus directes contre Prigent », qui nuiraient à la portée de ma réflexion. Car, finalement, mon article, sorti « du contexte « sur le vif » du net reste trop proche du post » (?).
Je leur réponds que « sans les textes de Smirou et Roubaud, évidemment, la compréhension est moins facile (mais on s’aperçoit, de toute façon, que pour beaucoup dont ceux qu’on pourrait croire les plus avertis elle ne l’est pas plus avec les textes) » et que s’ils n’ont pas l’autorisation de les reproduire, c’est à eux de présenter le contexte de cette polémique. J’ajoute :
« Je ne suis pas d’accord avec la différence que vous faites entre billet d’humeur et article. De quel genre relève le texte de Prigent, par exemple ?
Il est vexant que, finalement, malgré l’argumentation, la critique, l’interrogation, la mise en perspective, etc. de mon article – ceci dit sans grande prétention : on peut aller plus loin, évidemment, comme pour chacune des interventions, d’ailleurs –, vous n’y voyiez que
« billet d’humeur » et « chamailleries » […] Si c’est vraiment ça, cela était visible à la première lecture et alors vous auriez dû me proposer autre chose – ou rien – plutôt que de reprendre tel quel mon texte avec simple changement d’introduction…
Bref, faudrait savoir !
Et faudrait savoir aussi ce que voulez faire avec Disputatio… […] Car outre le mien, vous avez aussi demandé le texte de Quintane et de Prigent. Leur auriez-vous finalement aussi demandé, comme pour le mien, de revoir leur copie ?
Votre projet que je ne comprends plus trop m’apparaît maintenant singulièrement paradoxal : rendre compte de polémiques – en y ajoutant, et c’est très bien, des réflexions plus distanciées ou neutres, dans un certain retrait –, permettre qu’elles continuent, mais vouloir en gommer l’une de ces fortes caractéristiques : l’humeur, le rentre-dedans, les « attaques directes », etc.
Suis-je « à côté de la plaque » ?
Malgré votre dédit, j’ai du mal à ne pas y voir un désir d’ « arrondir les angles ». S’agit-il de faire un objet qui ait une « tonalité » d’ensemble ? Dans ce cas, pourquoi m’avoir demandé ? Pourquoi avoir voulu les articles de Prigent et Quintane qui auraient dénoté aussi ? Le problème n’est-il pas plutôt que de cette polémique « smiroubaldigente » il ne resterait plus que mon texte, faisant à votre ensemble courir le risque d’une prise de position  ? Quel objet lissé, loin des polémiques originelles, concevez-vous finalement ?
Quant au contexte « sur le vif », non seulement il y a des chances que dans la perspective d’une publication papier j’eusse écrit un texte sensiblement similaire (façon « post » ?), mais pourquoi « sorti du contexte » quand votre projet relevait aussi de la présentation de documents (de polémiques qui ont eu lieu sur le net) ? »

J – 19 (19/02/2010) :
Réponse d’Hapax :
Ils explicitent la différence qu’ils font entre billet d’humeur et article (le premier est « circonstanciel et animé », le second « dépasse l’anecdote pour se situer par rapport à l’histoire de la littérature ») et affirment que mon texte répond à une personne (sachant que j’avais entrepris sa rédaction suite à une discussion que j’avais eue, sur Facebook, avec Charles Pennequin) et que mes « attaques » peuvent « parasiter le propos ». Précisent que « les textes de Prigent […] et Quintane […] étaient à l’origine des polémiques et auraient été intégrés à l’ensemble en tant que documents témoins. Il n’y avait donc pas lieu de les réécrire, au contraire. », que Disputatio « n’est pas un projet polémiste » et que mes « attaques directes » sont « finalement les plus biaisées ». Enfin, à ma grande surprise, ils disent m’avoir, dès le départ, averti « d’un nécessaire remaniement du texte publié sur Cynthia 3000 ».

Ma réponse :
« Vous m’avez proposé de reprendre mon article (ou disiez-vous déjà « post » ? je ne crois pas) avec des modifications sur ce qui concernait, dans son introduction, Facebook et Pennequin. Il n’a été question de rien d’autre, et certainement pas de le réécrire. Je vous aurais alors dit non : pas envie, ce que j’ai fait me suffit, et pas le temps de m’y consacrer (d’autant plus avec vos délais de quelques jours).
Mon texte n’est pas qu’une réponse à Pennequin, qui n’est qu’un prétexte, ou un élément très secondaire. Si j’avais voulu ne répondre qu’à lui, je l’aurais fait en privé ou, à la rigueur, sur son
« mur » facebook. Croyez-vous que la lettre ouverte à Untel ne s’adresse qu’à Untel ? C’est ridicule. Et ça l’est d’autant plus si l’on considère vers quoi va mon texte dans sa seconde partie, loin de la réponse circonstanciée. Et ça l’est encore plus si on lit la version que je vous ai envoyée : il n’y a plus aucune mention de Pennequin ; le « lecteur qui débarque » sent-il que je m’adresse précisément à quelqu’un ? Cela m’étonnerait.
Mon article est circonstanciel (implication dans une polémique plus que réponse à Pennequin), animé (à la trappe les convenances ! surtout avec ce malotrou de Prigent), ET
bigre !, qu’en faire quand on est si systémique ? l’ignorer ? se situe par rapport à l’histoire de la littérature. Votre catégorisation binaire ne tient pas la route.
Vous me dites maintenant que le ton de l’article peut
« parasiter le propos », pourtant cela n’avait pas l’air de vous déranger quand on en parlait au téléphone… Et vous ne m’avez certainement pas demandé de corriger cela. Si vous m’aviez vraiment demandé de développer certains points, et que j’avais accepté, je l’aurais d’ailleurs fait sans rompre avec la tonalité qui vous gêne aujourd’hui.
Mais au fait, ces
« attaques directes », quelles sont-elles ? A part, si l’on veut, deux formulations fortes comme « à côté de la plaque », « se vautrer » toujours justifiées et l’ironie de la dernière phrase, quoi d’autre ? Et quoi de biaisé ?
La teneur du projet telle que je l’entendais au téléphone la semaine dernière était un ensemble critique ouvert à la forme polémique. Ce que montraient autant la volonté d’insérer les autres articles polémiques que votre intérêt pour mon texte.
Décidément je ne comprends pas ce changement entre la demande originelle que mon texte fasse partie de l’aventure et les bémols que vous mettez maintenant, renversement qui fait passer votre demande pour une commande.
»
Mon mail en croise un autre dans lequel Hapax me demande simplement : « Es-tu d’accord pour remanier ton texte en lui donnant une forme plus analytique ? »
Puis nouveau message de Sibor, précisant qu’ils ne remettent pas en cause la qualité de mon article, justifiant leur inconstance par manque de temps et concluant par une petit leçon d’éditeur, que j’ai depuis épinglée au-dessus de mon bureau : « Par ailleurs, j’en ai une petite expérience, il est fréquent et assez sain qu’un éditeur ose demander des corrections, des ajustements, des précisions, des coupes à ses auteurs, surtout dans le cas d’articles critiques. Il faut parfois écouter l’œil de l’éditeur, qui prend le temps de lire et d’apprécier ».
Aussi perplexe qu’agacé, je ne réponds pas.

J – 17 (21/02/2010) :
Retour d’Hapax : les éditeurs ont l’air de tenir à ma participation puisqu’ils renvoient mon article avec des suggestions de modifications, ajoutant « Si tu ne souhaites pas en tenir compte, libre à toi. »

J – 14 (24/02/2010) :
La plupart des suggestions de modifications portant sur des questions stylistiques ou lexicales, je décide de leur envoyer une version remaniée dans ce sens. Aussi, parce que, l’air de rien, je me suis impliqué pendant une dizaine de jours dans leur projet, au détriment d’activités importantes, et que cela m’ennuierait de l’avoir fait en vain. Cependant, je ne prends pas en compte les suggestions visant à adoucir quelques formules.

J – 10 (28/02/2010) :
Les éditions Hapax accusent bonne réception de la nouvelle version de mon article.
Les éditeurs communiquent autour de la publication à venir : le site Libr-critique annonce l’ouvrage, avec le sommaire, où mon nom apparaît.

J – 4 (06/03/2010) :
Les éditions Hapax me demandent, pour une bibliographie de fin d’ouvrage, les références des textes évoqués dans mon article, ainsi que ma bio-bibliographie.
Ils m’envoient aussi le bon à tirer, « pour ultime révision. »

J – 2 (08/03/2010) :
Le bon à tirer étant arrivé alors que nous fabriquions les exemplaires de notre dernier titre, j’ai un peu tardé à répondre.
Et puis les éditeurs d’Hapax n’ont pas pris en compte mon refus d’adoucir certaines formules. Il faudrait à nouveau s’expliquer là-dessus mais, basta !, finissons-en. Je propose tout de même encore quelques améliorations et un nouvel item à ma liste des réflexions qu’il serait intéressant de creuser.

J – 1 (09/03/2010) :
Hapax : « Nous prenons en compte tes corrections, et maintenons tes formules culottées. »

Jour J (10/03/2010) :
Publication, sur le site des éditions Hapax, de la version électronique de Disputatio XXI. Les éditeurs annoncent cette sortie par newsletter.
Je leur signale aussitôt un problème : en prenant en compte l’une de mes modifications, ils ont maintenu, dans le même paragraphe, l’ancienne version, ce qui crée une grosse répétition. Ils m’annoncent, dans les dix minutes, que c’est corrigé.
Je note aussi que, contrairement à ce qu’ils affirmaient la veille, ils n’ont pas maintenu mes « formules culottées »… Je n’en dis rien, tant pis.

J + 1 (11/03/2010) :
Le lendemain de la publication électronique, Fabrice Thumerel, participant au projet, annonce la publication de Disputatio XXI sur son espace Facebook et donne la liste des contributeurs : mon nom y est absent. Pensant à un oubli, je ne me formalise pas.

J + 2 (12/03/2010) :
Retournant sur le site d’Hapax, je remarque que, sur la page présentant le projet, mon nom est également absent. Surpris, je commence à parcourir Disputatio XXI et constate que j’ai disparu du sommaire, et mon texte de l’ensemble.
Je laisse un message sur leur espace Facebook : « Tiens, j’ai soudainement disparu du sommaire ?! » Message rapidement supprimé par les éditeurs, réédité par ma pomme, re-supprimé par les mêmes. Visiblement, ils ne veulent pas que ce problème soit soulevé en public…
Concomitamment, je leur adresse la même question par mail.

J + 3 (13/03/2010) :
Deux jours après mon éviction de Disputatio XXI, elle-même survenue le lendemain de sa parution électronique, je reçois une réponse, intitulée « Décision du comité de rédaction », qui m’annonce que « le comité de lecture a finalement décidé de ne pas publier ton texte dans Disputatio XXI. Une fois l’ensemble monté, il est apparu clairement que ton article entrait en contradiction avec notre projet : refléter la polémique tout en prenant du recul. Chose qui demande du temps (lequel t’a manqué) et du sang froid.
De toute façon, ton texte reste consultable sur Cynthia 3000 et Disputatio XXI y renvoie.
»

Dans la foulée, je leur expédie :
Quelques questions auxquelles j’aimerais que vous répondiez :
Quelles (nouvelles) personnes composent le comité de lecture pour Disputatio XXI ?
Comment expliquez-vous - éditorialement, éthiquement - que deux jours après publication électronique de Disputatio XXI avec mon texte, et annonce de sa sortie (entre autres par newsletter à diffusion forcément massive), une nouvelle version, privée de ma contribution (qui avait été demandée), remplace la précédente ?
« Une fois l’ensemble monté, il est apparu clairement… » : pourtant, le jour même de la première publication, c’est-à-dire après montage, vous preniez encore en compte des corrections que je vous soumettais. Est-ce à dire que vous avez publié un ensemble, et annoncé sa publication, sans le recul dont, d’autre part, vous vous réclamez ?
Comment expliquez-vous que mon texte, que vous dites en contradiction avec votre projet, ait pu pendant quasi un mois faire partie du projet - avec lecture, relecture, rerelecture, etc. et aménagements divers et concertés, jusqu’au BAT ? Comment se fait-il que la contradiction dont vous parlez n’ait pas été évidente avant publication ?
Comment justifiez-vous que je n’ai pas été prévenu du changement et que je m’en sois rendu compte tout seul ?
Comment se fait-il que votre réponse, que vous appelez « décision du comité de rédaction », à ma demande d’explication ne comporte aucune excuse ?
Pouvez-vous réaliser que le véritable temps manqué, perdu, c’est celui non négligeable alors que vous saviez que j’étais pris par d’autres affaires que vous m’avez pris, finalement pour rien ?
Où, à part dans le texte de Thumerel, est-il fait référence à mon texte, dont je ne vois aucune évocation ni dans le « Contexte » préliminaire ni dans la bibliographie ?
Quelle idée de l’édition, qui soit compatible avec de telles pratiques, vous faites-vous ?
Quelle idée de l’amitié, qui soit compatible avec de telles pratiques, vous faites-vous ?

Je m’aperçois que, dans leur précipitation, les éditeurs ont laissé quelques traces de ma présence dans leur projet :
– la page de Calaméo (site de partage qui leur permet de créer leurs livres électroniques) présentant l’ouvrage me nomme encore dans sa description.
– la bibliographie générale de fin d’ouvrage comprend encore les références de mon article disparu…

J + 4 (14/03/2010) :
Les réponses d’Hapax à mes questions n’ont aucun intérêt si ce n’est, par leur nature expéditive et leurs dérobades, ce qu’elles dénotent de foutage de gueule et d’hypocrisie. En effet, rien n’est expliqué du retrait de mon texte, après la mise en ligne de l’ensemble et l’annonce de sa parution ; rien sur le fait que je n’ai pas été prévenu ; rien sur l’absence d’excuses ; rien non plus d’une défense de l’édition qui intègrerait de telles pratiques ; quant à l’amitié, n’en parlons plus.
Au lieu de cela, m’est répondu :
– que le retrait aurait eu lieu plus tôt (le soir même de la mise en ligne) et que les lecteurs d’Hapax n’en auraient rien su (pourtant, j’imagine que je n’ai pas été le seul à cliquer sur le lien de leur newsletter) ;
– que c’était une décision difficile à prendre (j’ajoute : et à assumer, de toute évidence) ;
– que le fait que je m’en sois rendu compte deux jours plus tard « témoigne du manque d’intérêt que [je] porte à ce projet » (si je ne m’en suis pas rendu compte plus tôt, c’est que le lendemain de la publication, je suis allé lire d’autres contributions, et non la mienne, que je connaissais déjà) ;
– que je n’ai pas dû perdre beaucoup de temps puisque mes modifications à l’article initial sont minimes (est ignoré (intentionnellement ?) que j’avais proposé des développements et que si je n’ai pas eu le temps de les rédiger, j’y ai travaillé ; ne sont pas pris en compte tous les échanges décrits ci-dessus, prenants…).
Seule information intéressante de leurs réponses : le comité de lecture est composé « d’amis, d’écrivains et d’universitaires ». Je serais très curieux de savoir quelles personnes exactement composent ce « comité de lecture » et pourquoi il a surgi soudainement après bon à tirer et première mise en ligne, alors que je pensais n’avoir affaire qu’à Sibor et Bora. On peut tout imaginer des commentaires qui ont conduit les éditeurs à se rétracter…

4 Responses to “Disputatio XXI : comment j’ai perdu mon temps avec les éditions Hapax” You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed.
  1. Le Préfet maritime Says:

    Do it Yourself !

  2. CBP Says:

    Oui, Préfet, nous en revenions nous aussi à ce sage principe.
    Greg d’ailleurs n’avait initialement publié son article qu’ici-même, et loin de lui l’idée de chercher à le placer ailleurs.
    Cette brève incursion aura eu le mérite de confirmer notre choix du DIY.

  3. Ladislas Says:

    ! ! ! ! ! ! !

    (une véritable étude de meurs…)

  4. GACHE andré Says:

    Bonjour, je tombe sur votre article qui a bientôt 3 ans parce qu’attiré par son titre alors que je faisais une recherche sur les non-éditions Hapax : c’est un titre que je pourrais écrire tel quel, ayant moi aussi perdu 2,5 ans avec ces rigolos, sur un travail de 15 de ma vie !…
    J’en ai produit un texte “littéraire” à ma façon et, si cela ne vs ennuie pas, je me propose de vous l’envoyer.
    Tellement scandaleux leur comportement désinvolte…
    Bien cordialment

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