par Cynthia 3000, le 28th October 2007
Dans le texte ci-dessous, que nous confie Jacques Barbaut, on verra qu’à chercher des poux dans la barbe pataphysique, on pêche parfois le cure-dent dans la botte de foi. Qu’on le lise aussi comme prélude à notre Omajajari actuellement sous presque, ou peu s’en faute.
« Que s’il vous est arrivé de mettre à mal, le séduisant au moyen de gruyère préalablement compissé par une jeune vierge, le gros barbeau * de quatre à sept livres, vous aurez été ébahi, peut-être, des objurgations et jurons malsonnants que la bête éructe hors de sa barbiche.
On sait que le langage des poissons est un fait constaté, acquis à la science. »
le Canard sauvage (4-10 octobre 1903)
* Barbus fluviatilis (L) pour les uns, Barbus barbus pour les autres…
noms usuels : barbillon, moustachu, barbe, barbel, barbot, drenek…
famille : Cyprinidés
« Et que si le pêcheur trouve moins décoratif pour sa personne, que le filet de la loi l’enserre d’un peu moins de mailles, de même que maint piéton se lamente quand un cycliste ne met point en branle, en son honneur, l’officiel appareil d’avertissement —, qu’il tourne son esprit vers de plus hauts mystères en matière halieutique, qu’il médite ce qu’ont écrit sur les poissons Aristote et Pierre Deloche, Désiré Barbeau * et Pline, et qu’il vérifie cette considérable découverte : des asticots bien constitués, lâchés en liberté sur un billard ou toute surface plane et horizontale, se dirigent incontinent et parallèlement VERS LE NORD-OUEST. »
la Revue blanche (n° 175, 15 septembre 1900)
* En 1888, les éditions C. Marpon et E. Flammarion publient le Manuel du pêcheur à la ligne, de Désiré Barbeau, in-16, 220 p., fig. (cote BNF 8-S-5733, Tolbiac, rez de jardin, magasin).
D’où nous inférons (nous en donnerions notre main à couper) l’existence d’une coquille à la page 1064 du volume premier des Oeuvres complètes d’Alfred Jarry :
« […] Il existe dans le dictionnaire Larousse, au mot Haha, deux vers de Piron qui sont cités et qu’il nous embête de faire le voyage de Paris pour rechercher dans une bibliothèque. Nous serions ravis de les recevoir samedi bien grouillants, avec ceux du fumier de lapin.
Je vais instrumenter comme à l’ordinaire, afin de centraliser les asticots.
Honorablement, et pour la plus grande gloire du troll Désiré Garbeau *. »
« Du Phalanstère, vendredi » [printemps 1898]
* Un « B » pris pour un « G » (leçon du manuscrit ?…)…

Le blog 

March 7th, 2008 at 4:15 pm
Message de Éric Poindron
au sujet de :
L’ETRANGE QUESTIONNAIRE
Chers ami(e)s, lecteurs, écrivains ou non, cher tous…
Voilà un petit questionnaire que je me suis amusé à imaginer. Il ne s’agit pas d’un test psychologique ni d’une grille de recrutement savamment imaginée par des cerveaux tortueux ou torturés. Ce sont seulement des questions ouvertes destinées à nourrir un peu de romanesque. C’est une espèce de “cadavre exquis” qui peut mener quelque part…
Les réponses reçus ont été souvent surprenantes et formidables, étranges et bien plus…
Il est toujours curieux de rencontrer l’autre, surtout lorsqu’il répond comme vous ou possède une bibliothèque presque identique…
Le principe est assez simple : il suffit de répondre à chaque question en une minute au maximum. Soixante questions, donc une heure.
Toutefois ne regardez pas votre montre à chaque question : laissez l’écriture définir le temps.
N.B. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous présenter - sous la forme de votre choix - en quelques lignes. N’hésitez pas non plus à mettre votre adresse ou vos blogs et sites afin de tisser d’autres toiles…
Enfin, vous pouvez aussi envoyer l’étrange questionnaire à vos amis, ils sont les bienvenus.
Pour en savoir plus, découvrez “L’Étrange Questionnaire” sur Le Cabinet de Curioistés d’Éric Poindron :
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites/