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IL***, par Eric Dussert

Cynthia 3000 fend la bise avec Léo Pillard d'Arkaï 

 

Au grand jeu des pseudonymes, Léo Pillard d'Arkaï est sans conteste l'un des grands vainqueurs.
Ex-aequo avec Louis Pilate de Brinn'Gaubast.
En matière de pseudonyme, on peut imaginer plus finement référent, difficilement plus torturé. Comme par hasard, et quel hasard, ces deux lascars furent de la "fin-de-siècle", foisonnante époque dont les plus aberrantes curiosités nous parviennent de temps à autre, entourées d'un halo opiacé (ou absintheux), frappées au coin de la curiosité. Mais oui.
C'est, à c't'heure, IL*** qui reparaît à l'enseigne de la fraîche maison champenoise Cynthia 3000, équipée d'une postface savante de Gilles Picq, l'éminent biographe de Laurent Tailhade (1), fin connaisseur des troublions de son temps.
On ne dira rien ici de Léo d'Arkaï. Pas fou !
Pour six euros, vous nous ferez le plaisir de passer à la caisse de la maison Cynthia 3000 qui propose à un prix défiant toute concurrence l'une des grandes raretés (bien aussi rare que Le Tutu et peut-être même plus) de notre littérature, produite par un jeune sauvageon de Nancy, copain d'André Spire (tiens donc ?), futur justificié, remuant goujon des viviers politiques les plus variables et compagnon de Miss Gisèle d'Estoc, une autre fameuse bouillonnnante... On sait que Léo est né le 16 avril 1869 à Nancy, chez ses parents, comme de juste. On ignore en revanche tout de sa disparition, un jour, là-bas, dans le Sud où il aura dirigé L'Aigle de Nice et L'Avenir d'Antibes avant de céder les papiers de son ex-compagne d'Estoc le 12 mai 1928. Depuis plus rien...

Les informations sont les bienvenues.

Un extrait néanmoins :

    Il*** veut lever le bras, Il*** ne peut :
    Il*** est sur un grabas lié.


Et puis cet autre (après tout) :

    Pour tous deux l'échafaud. — Quand, ce soir, moins farouche,
    Ta bouche aux coins mouillés collera sur ma bouche,
    Je tuerai le jaloux qui — du club — sort trop tôt.


Ajoutez quelques vermines (nous recommandons "La Bête qui rampe"), quelque maîtresse, quelque nervosité, et vous aurez, ma foi, une certaine idée de la littérature de Léo Pillard d'Arkaï.
Mais je ne vous ai rien dit...

 

(1) Gilles Picq, Laurent Tailhade. — Paris, Maisonneuve et Larose, 2001.

 Lire l'article sur l'Alamblog.

Dernière mise à jour : ( 09-02-2009 )
 
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