Sous le regard esclave, je me perds pour ne plus voir

Rédigé par Grégory Haleux - 17 décembre 2005

 

 

   [Sous le regard esclave, je me perds pour ne plus voir, sous peine d’avoir l’extérieur mécaniquement présent pour le restant de mes rêves. À la surface du corps, quelques phrases impossibles, je ne les lis pas encore --- le pointillé dans les brumes de vie des coins d’obscurité. Les fantasmes parasites vite séparant se muant peu à peu tout en restant tout aussi subtilement ce corps à corps sans mots spontanés. Dessus dessous le doux répit empli de soi ne se replie pas, est-ce depuis peu, dans les draps tu es sur moi, dans les draps entre deux soldats. Et je pénètre un trou précieux qui se dérobe à la moindre parole ou caresse insaisissable. Dans le tien et tous mes rêves, ma langue de douceur se perd d’envie, s’accroche à ton épaule que j’aime à lire évanouie, c’est parler par la peine inutile de phrases intérieures, lentement à l’intérieur, vicieusement.]

   À solliciter suspecte la présence. Aux sens, d’abord au sens littéralement et provisoirement. Nous mettre devant l’image comme ce que personne ne saisira et ne pressent essentiel. Visions de quête qui nous émeut et dans laquelle on peut se perdre. Folie, la pensée de l’idée qui délivre. Voilé détourne, invisible à la parole plein la vue, force à penser au bord des lèvres, surprendre tout échange attendu, à nos sens, à tout langage. Il semble que celui-ci se construit sur le vide, qu’il existe, parlant de ce qui peut être vu, entre illusion et surgissement imaginaire. Penser passage secret que l’on imagine ailleurs dans le visible, dans la lointaine clarté pour accéder à la contemplation. Extinction des sens ou être hanté par les rythmes irréductibles. Voiles, faux-fuyants. Au regard apparaît l’évidence anéantie, n’imaginons rien au-delà. L’absence à notre vue est un signe (du fragment (non) retenu).

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Je vais y goûter

Rédigé par Grégory Haleux - 16 décembre 2005

 

 

   [Je vais y goûter. Cul sec coupe bête demeurant des heures entières à mes lèvres. Ne plus se lever, là je pense à la résistance aux plaisirs pour personne près de moi restée immobile, pour connaître les pensées en une gorgée désespérée, les yeux collés à la fenêtre ouverte. Aurore parle beaucoup, vous voyez tout au fond tout en vidant l’idée. À l’écouter faire le bien que j’imagine – nuance : tout le bien que je pense – je sais que l’inconnu s’excède et je préfère rompre. J’acquiesce mais oui, voilà, ta substance versée sur ma contenance vide, ta robe renversante, tu pourrais faire attention, ta voix sentencieuse, tu me suis, ce jeu que je scrute, bon je vais danser. Ce qui me reste s’élabore dans mon corps en lançant des cris qui reposent. Et pourquoi ne pas glisser dans les pensées de nuit. Je perds l’équilibre du temps qui revient en seconde toujours mourante. En sens inverse, ma vue imprenable s’organise entre le vide et l’ivresse.]

   Il est temps d’habiter ses cellules, et de façon répétitive.
   Dans des moments successifs. C'est juste une idée en proie aux affres du temps, dans le sillage du néant, elle s'en rend compte jusqu'à se confondre et vivre cette mort, rêverie obscène d'être meurtre, dégoût vide de vécu.
   Du jeu immobilisé par manque de sens ici commence.
   Cette scène glacée, je dirais, d'apparence ordinaire.

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Tas des monuments d’ici

Rédigé par Grégory Haleux - 30 octobre 2005

 

 

   [Tas des monuments d’ici. S’abstenir vidé en colline éboulée. Tous mes jardins portent leurs méandres comme tout le monde s’assouvit, s’éclaircit, se soumet. Inhumain comme lieu découvert. La ville ne se laisse pas entièrement observer, elle bloque le dormir dans ma chambre. Je déplie. Chez moi je marche dans mon armoire, je boucle et m’assois, et m’assois, j’entre, porte la chose dans un autre monde habitude, l’une l’autre, manger maison. Vagin, souviens-toi, tu es au loin, de quel pays endormi, heureux plus du tout s’ouvrant au simple présent. En feu le même corps à jour, la mort, et l’inhabituel c’est la facticité déniaisée, verrou de salope qu’il faut (qu’il fuyait) plomber dans un recoin de mon imagination. Je ne suis pas en quête d’un roupillon, contraire même, jouissance avec la signification qui surgit si vous le faites vous-mêmes. Il y a une complication, il y a que le vivre dépasse.]

   Humidité sans doute mais peut-être vieillissement du silence, simple silence, immensité silence. L’oreille étouffe, l’oreille c’est tout. Il ne pleut plus, plus sur lui moi, sa tête l’espace en surface. Jambe, mon oreille s’enfonce, je suis debout. Des bruits à l’infini, grouillements, gémissements, hurlements, monde pour toi toujours fade. La moiteur sur la ville, les voix, mon rêve, ta chair, les yeux pesants, la voix des ombres davantage, ton absence soudain s’éloigne. Corps léger à peine, maintenant découpe, les yeux, mon absence serrée découverte, s’enfoncent, disparaissent. Les lèvres immobilité disparaissent, arrêt sombre mord les draps, les yeux d’incompréhension disparaissent. Temps long longtemps qui retombe, choc long très long sur moi.

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Les étoiles sont à l’océan

Rédigé par Grégory Haleux - 30 octobre 2005

 

 

   [Les étoiles sont à l’océan, mouvements accélérés dans un excès de sens que bâtit l’eau, le même instant traître depuis un centre de corail qui hante les sources, un brouhaha harcèle le jugement davantage que le discours. Enracinée en soi, mouillée d’une ville que ruine la grâce du premier amour, la beauté ne dort en prisme. Ce que j’ai, l’émotion coupant absolument se trouve incorporée en blues, couleur nuageuse. À l’angle du lit, s’insinuent dans ma vie le ciel, son visage, la bouche d’éclat, le monde, ne jamais l’oublier. J’ai vu que quelque chose près de moi avait cessé de vivre. Je verrai presque tout sans étymologie, un coup de langue moins triste dans la phrase, la patience en pensée, pas moi vu depuis le début. Se cacher dans des maisons de rêve, mais pourquoi un pâturage, tu ne comprends pas cet artifice dans cette ville, n’importe quoi, oui, de brume, dans l’entrée, dans l’ombre, un piège à présent. Point d’appui abandonné.]

   J’attends, arrête. Dis-moi qu’il faut bien supporter, parle-moi chaque matin, ne m’écoute pas pleurer. Comment peut-on vivre, pourquoi, il n’en est pas question, aussi avant, maintenant ton souffle. Je peux me tromper, ma parole dégoûtante, tu sais, qui racle le sol, saigne quand elle se déforme. Elle m’a répondu pour que ce soit radieux, roupille un peu dans tout ce qui traîne, dans les pores des corps qui s’écroulent, dans le mal de tête vers minuit tendresse, assez d’écriture comme le corps dit, maintenant l’étranglement infini du temps, les corps, le rythme calme, rythme du corps, de l’être vers rien, dans le temps, beauté du paisible ici un peu la nuit comme ça mal, avec des images illusoires, vraiment bien, sûrement, toujours lentement. Rien. De jeunes filles passent. Balbutiements. Dérisoire, ça se tue là. De hauts murs. Quel sens, écouter les phrases d’hier, des questions personnelles que j’écris. Je touche les murs comme ça, qu’est-ce qu’il y a le jour vide dans un lit, personne ne bouge où je vais. Qu’est-ce que je dis où je m’échappe, à part une phrase continuée de moi-même, qui liquidé peut-être lire en me retirant de ma vie.

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Qui te regarde entier, avec cigarette

Rédigé par Grégory Haleux - 23 octobre 2005

 

 

   [Qui te regarde entier, avec cigarette. L’existence par une suppression observée qui tombe de rocher en rocher. Je serai cette structure de phrase d’une fille que nous pensons à éviter. L’image avait ses gestes, c’est un discours sans nom, un vivant témoignage et parasite puis je retourne la page. Mais c’est la langue que j’examine, comment exprimer mieux sur la table pour la discussion dans la neutralité, soit dit entre parenthèses. Elle capte la peur, la couleur, des traces à l’intérieur. Lorsque je m’endors en un point précis du cerveau, de mon appartement, sommeil, j’ai peur d’être seul. De loisir, point. Réponse : sincèrement, l’envie, Sade, la chose incarne, je ne suis pas seul, ses longs cheveux roux font taire et n’oublie pas, je remue les lèvres. La porte s’ouvre. Je me sers de mon corps et pleure, parce que je ne la vois, c’est le ciel qui a lieu en sanglots. Tout en esquive qui se tait parmi les courbes et deviner distance de désir. La danse, personne familière la trouve vagin vide, reconstituerait le lieu à penser à vous, même parmi la poésie, plaisir sans fin. Une pointe par un point dans l’immanence, dans le sol, jour et nuit.]

   Tout ce qu’elle pouvait jouissait. Je n’arrivais pas à dormir ce que j’avais vu. Ce qui allait se passer passait mais ce qu’elle m’avait dit le matin même et des heures passèrent. Je pris la décision de faire un mystérieux voyage. Celui-ci ne vaut pas plus que celui-là. Je rêvais d’elle à elle. Elle se crispa soudainement sous une autre forme de pensée. Je continuais donc de m’occuper de ce qu’il pourrait se passer demain. Mon cerveau saturait pour me rapprocher du besoin de mon cœur. Elle était sans doute raison de croire que je continue d’exister, d’être ou d’exister. Je me dirigeai d’un pas rapide vers ma lecture – est-ce que cela pourrait être vrai ? – je m’arrête. Pendant mon absence, je répondais mécaniquement et je pleurais aussi pour des convulsions loin d’ici, je téléphonais à toutes ces écoutées : je n’ai qu’une seule envie c’est de te revoir avant ma disparition. Je fus presque soulagé de ce qu’elle m’avait dit, je ne dis rien. La sonnerie résonna. Je n’avais rien dit. Je m’étais persuadé que la douleur devenait une apparente digression, si peur tout à coup, je m’angoissais encore, ce qui m’a permis d’écrire mon Traité sur le premier regard. Me voici, je suis au plancher, un instant ! Je vais me cacher. Je ne sais plus où mais elle m’accompagne angélique.

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