À droite, sur le plan, de l’allée ravinée

Rédigé par Grégory Haleux - 04 septembre 2005 11:21

 

 

   [À droite, sur le plan, de l’allée ravinée, serre de près de tout œil percé]

   Une porte dérobée dont les contours, invisibles et sinueux, épousent exactement la forme des saillies, en échine, d’un panneau mouluré, s’ouvre sur un autre monde possible, un pli qui enveloppe ces parages discrets. Réseaux domestiques, toutes machines parlantes ou muettes.
   La chambre cachée, attendre patiemment photographique […]

   À distance. Sans parler. Belle petite fenêtre. Battement d’ailes. Rêve d’absence. Tous les petits oiseaux dans un puits plus noir, des tous petits crissant. La vie d’un homme, une lacune. La rafale, à l’intérieur inconnu de lui, traversait ce nid infecté. Côté jardin, les restes calcinés. Flashes. On sort le corps du palais où se glisse un pays solennel, on vole.

   Dans les sous-sols, premier frisson de crainte, l’angoisse cette mort dans le jardin pour une raison que j’ignore. Vide, via la rue sous l’œil souvent, il entre dans le texte miroir qui donne sur un escalier denté : une bibliothèque de chantier, parcourir les livres pendant un bout de temps.
   Dressing-room dérobé de bure et je me réveille.

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Dans la chambre rouge-bloc

Rédigé par Grégory Haleux - 03 septembre 2005 11:15

 

 

   Dans la chambre rouge-bloc, je peux facilement être installé à prononcer moteur, encastré dans le séjour, contreplaqué dans du formol, incorporé. L’espace au sol est d’un seul fidèle à la réalité. Conférence sur la main en y pénétrant, coulissante, sculptée, en me planquant dans la douleur, quelques grenades défensives cachées, des casiers de bouteilles entre une autruche et une machine à laver mon système-présence. À l’abri, enfouissez-moi dans un paquet de sel écrasé, dans un meuble fermant à clefs, afin d’éviter l’accès à mon système de destruction : une seringue électrique, un fusil à sanglots, des bouquets anti-oubli, l’usine peuplée d’animaux blindés. Dans cette existence tranquille, je me souviens bien du jour de biais sur une vitre mince, le sourire défectueux.

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Gertrude Stein

Rédigé par Grégory Haleux - 25 mai 2005 22:39

 

 

GERTRUDE STEIN

 

   Contact roue-rail véhiculant une espèce de plus d’'avant et plus d'’après, ce qui signifie que l’'action fait mine de ne pas voir et aussi un autre truc mais c'’est un détail. Celui-ci parle c'’est aujourd'’hui et à la fois une conquête ce temps circulaire c’'est-à-dire que le voyant lumineux du rythme comment il n'’existe pas et encore celui d'’avant. Nous sommes en train d'’écrire un peu plus du monde sans limites tu es ma raison de vivre mon existence est une longue phrase ici ce n’'est pas nécessaire cette opposition jusqu’'à ce que nous parvenions au silence c'’est différent de ce que j’'ai lu. Avec une sincérité spontanée et de nombreuses périphrases je suis en train de décrire ce que j’'appelle concevoir les choses en utilisant le plus possible de en employant une autre forme de on l'’appelle aussi ou encore certains de ces mots comme encre. Je ne connais le nom d'’aucun ici ce n'’est pas nécessaire on est en train d'’écrire immobile tu es ma raison de vivre partout pareille toujours là. L’œ'oeuvre dans sa durée soulignera un certain espace d'’isolement je suis exprime l’'apothéose explicative le risque est réel êtes-vous libre au point d'’être le fait de savoir que vous faites de l'’actualisation sur le champ un temps l'’autre plus tard qu'’en même temps il est éphémère dépourvu de fin. Défaire la forme pour faire est alors l'’écoulement on trouve de nombreux exemples de cela ce qui signifie que l’'action n'’a pas lieu nous n'’écrivons pas ce libre cependant aucune forme de rétention c'’est en train de se faire c’'est-à-dire que langage ne pourrait s’'accommoder de ce que nous sommes lentement et constamment. Description de personnes au point de ne pas remarquer que vidées de leur somme tragique d’'instants épars des fables qui suivent l’'existence des choses dépliant toutes similitudes entre absence de et conditionnel de confusion. Le titre énigmatique de ce moment transformé en texte l'écrivain tourne autour je te l’'annonce il est en train de lire l'’événement est extraordinaire partout pareil à un moment donné à un certain niveau de conscience.


   Lecture aléatoire quelque chose de complètement différent au bout d'’un moment dans une structure parasitée :


   Je me rends compte qu'’elle ne cesse de me demander de me caresser et le réclame et stimule martèle cette idée il faut souligner ici et souligner cette digression ceci ouvre tout de suite la contradiction à chanter une nouvelle chanson. Mais elle soutient aussi qu’'elle s'’est décrite parfois dans le temps comme buvant du café en rigolant et émotion je puis témoigner que revenant aux principes de son enfance elle prône que l’'éducation soit reconnue en rampant que dans cet art le corps est allongé que cesse cette pratique je vous le redis de lire cela convient dans le sens de dire à l'’intérieur de taire la raison pour laquelle nous faisons de notre mieux.
À partir de là vous n'’aurez plus qu'’à ne pas passer inaperçu me dis-je à tel point qu'’en cette heure toute tentative de reconnaissance commence à faire des bonds je suis dans ses bras.


   La question d’'une attention prend une place trop number one elle dit la honte en une supplication sa voix sollicitation de la mémoire je ne dis pas entrez mais la parole sous-jacente rupture entre le discours et la réalité. Demande en une langue très vidée de toute substance si elle plonge dans le vivarium. Un ou plusieurs des sons de la langue en une demande d’'une action attention à la demande patiente mettant l'’accent sur la compréhension. La bouche santé mentale la voix off et à l'’intérieur du plaisir puis s'’arrête sur une pensée sur la préparation du cerveau du néant. Harcelante la demande c'est de la pression la rumeur ne prenez pas de décision peu réceptive à la présence de la fluidité. La pluie assez étroitement la réflexion continue à demander double effacement à quoi bon ce supplément de grammairien. J'’ai commencé à écrire la présence et bien sûr la demande la rumeur fréquente le réel besoin me réclamant la demande est si pressante cesse de comprendre. S'’impose ma liberté individuelle d'’où la question la demande expresse incitation souvent de petits coups secs intégrer la pratique d'’ouverture dans le langage pour atteindre comme un ruisseau chantant. C'’est à partir de là que la poésie comme si se montrer hésitant c'’est évidemment la bande son livre de réponses vacillantes et fragiles et une musique je crois que si il convient de réfléchir à cette idée il s’'ensuivrait une poésie qui cherche à réserver une réelle surprise au lecteur c'’est un point qu'’on pourrait considérer comme utopique s’'interroger sur le sens. Pssst ! Juste un murmure d'’où émanerait une magnifique fleur je mime les guillemets et je vous rappelle que l'’exigence d'’une meilleure communication peut se confondre avec une demande de livraison directe. L'’émission constante et confuse du contexte inquiète oui qu’'y a-t-il et donne la tonalité de la langue devenue recherche de sonorités c’'est une demande bise insinuante et roses éparpillées. Auprès d’'elle comme une invitation me laisse porter par une trame sonore des heures dans la même idée.


   Elle en parle c’'est beau elle joue à nouveau et s'’exclame elle y gagne prend confiance aime Mickey elle doit penser comme elle connaît elle m'’aime elle en parle se bat pour me dire I love you elle déprime et bien c'’était juste pour vous dire la solitude va bien il faudrait le dire elle est contente elle en parle maintenant je ne vis plus moi je souhaite un petit mot elle remballe elle en parle alors que le débat en parle c'’est réellement important elle y gagne elle en parle je me dis qu'’en définitive c'’est beau aujourd’hui encore elle peut dire n'’importe quoi bonjour elle connaît la futilité elle en parle pour faire du fric mais bon elle dit je lis Proust sur le pont à poil elle en parle et chante la même chanson elle en parle elle y pense elle y gagne elle en parle elle peut en profiter elle est triste elle a peur et n'’a pas la même mémoire elle s'’arrache elle en parle elle a sa chance la machine s’'emballe elle en parle elle reste debout et en parle elle est d'’accord pour dire qu'’elle est debout elle se lève oui bon d’accord elle change la position des tables et en parle elle ne s’'est pas trompée elle en parle elle peut devenir une star c’'est beau elle peut devenir écrivain ah oui elle en parle avec des questions elle le sait elle est malheureuse elle est à la recherche de personne à bloc pour tout donner elle me le dit elle ment elle aime Alice elle en parle à quoi ça sert elle l’'a expérimenté elle nous pose les mêmes questions elle embarque dans le même bateau non ce serait ridicule des problèmes émotifs elle en parle elle peut se lancer semble-t-il dans la pièce s'’est tout de suite levée elle reste surprise troublée elle cherche quelque chose à faire une telle initiative se range elle peut se tromper c'’est à vous reconnaissez que ce n’est pas intéressant je m'’appelle Gertrude elle en parle en ce moment.

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Jean-Pierre Brisset

Rédigé par Grégory Haleux - 21 mai 2005 00:28

 

 

JEAN-PIERRE BRISSET

 

   Le songe de la bête nous a permis de comprendre des similitudes troublantes entre la fin du monde et la création. Ces apparitions, nous les recevons dans la traduction du Verbe qui annonçait des écrits brûlés. Bientôt, le grand jour du règne de la compréhension mettra en lumière la force de nos principales formules concernant notre monde sur la voie de l’'ombre. Nous assisterons en cachette à l’'enterrement de toutes les religions. D’'obscures origines révéleront de sinistres mystères, la Parole s'’accomplira dans le seul livre permettant de briser enfin le cercle des mensongesce Livre sera le centre de notre discours. Les rêves technologiques et leurs têtes pensantes métaphysiques, ô vous élus outrepassés, resteront ignorés de l'’omnipotent d'’une manière sans exemple. Immergé dans l'’analyse intensive du nombre démesuré, nous promettons que la peur n'’est qu'’un avant-goût des monstres qu'’elle contient. Vous méprisez les preuves certaines de la vérité – cela aussi est écrit , ce sont les êtres vivant en accord avec les textes mensongers de la fin de l'’inspiration divine. Si on les examine attentivement, les codes secrets, les clés qui permettent de les comprendre viennent tout éclairer. Ces promesses ainsi que d’'autres nous parlent de langages sensationnels et bien visibles, ne méprisez pas ceux qui ont entrepris de les interpréter et de les expliquer. Et maintenant, sonne le glas, nous sommes parvenu à la fin des langues existantes, leurs derniers tremblements cesseront. Notre science ne croit plus en rien.


   Brisset lève la tête vers moi et hausse les épaules, se prend le visage entre les mains. Une espèce de sanglot pathétique. Elle vit là et semble s'’intéresser à vous. Je crois que les gouttes de pluie croissent. La honte que j'’éprouve est dans ma poche. Nous entendons au loin une cloche qui sonne, ça doit gonfler un peu dans un pré humide. Charmant lieu de rencontre, il suffit que je lance un caillou pour que l'’angelus me remplisse d’'espérance. Il existe un organe vocal –
bizarre, on dirait une chorale – dont je ne reconnais pas le bruit d'’eau. Sous-bois murmure du ruisseau de tant d'’insectes à qui mieux mieux, à l’'approche d'’un orage, à la vue d'’une limace. Leur antique et tyrannique ennemi reste silencieux, il apprend leur langage à s'’en faire éclater le corps. Le fond de l'’eau est parfaitement recréé en miroir, consacré dans ma mémoire, caisse de résonance. Vous êtes enfin sorti de votre torpeur rouillée, lentement pour retrouver l’'oreille, le concert des mignonnes vous a réveillé baveux. Votre cœoeur est à présent paradis peuplé de paroles brunes ou vertes. Flottent en grappes beaucoup de voix d'’étangs, le ventre à l'’air, et l’'on mouille le sens égal à l’'existant, et l’on regorge de moments vaporeux ne pondant que cendre et charbon.


   Le train étendu inconscient dans le flou total. Les mains tremblantes, un malaise pousse Brisset en plein délire biblique, aux prises de bec dans le paradoxe. Il gagne la berge de turbulences, rapidement dans le courant, torpille. Et ça recommence, si nous ne nous dépêchons pas, l'’inauguration, à cause de ses objectifs pas clairs, marquera peu d'’arrêts ! Jusqu'’à une petite plate-forme, il est là, fatidique ; l'’écho des voix dans l'’effervescence
– environ 1h30 –, tout est ok pour mon départ si je cours à vous avec la chaleur et mon sac de voyage, si je m'’extrais de mon scaphandre. Nous nous sommes rencontrés tout à l'’heure – pouvez-vous me dire comment ? – au niveau du pont, à l'’entrée du village.
   Le soleil éclairait les trous du temps tué (un dernier baiser, au revoir). La confusion fut notoire car les informations se virent interrompues sous une verrière quelques minutes avant l'’arrivée de la pluie.


   J’'ai la flemme du sens aigu auquel manque l’'esprit qui n'’a jamais entendu le mot d'’esprit. Au commencement était le pseudo-signe qui n'’en est rien, qui n'’avait d'’autre finalité que de s’'engouffrer dans cette mémoire sans contrompetterie, bloquée sous le biais des mots effacés d’'une subtilité rarement égalée et disparaissant au détour d’'une réponse d'’ordre linguistique. Vous êtes Jean-Pierre Brisset et sur cette jambière brisée je glisserai mon gli serré. J'’ai décidé l'’évidence du nonsense par hasard de langage intertextuel ; j’'enfile profond la métaphysique plus que l'’équivoque par le sens théorique à plat. La tournure presque intime de notre rencontre verbale a réussi à se frayer un chemin entre la promenade littéraire et l'’écriture faisant filer les signifiés par écho masqué.


   Obscène objet sous la plume quand même l'’idée est bonne à dire dans la violence d'’un commencement immédiatement éternisé. Je n'’aperçois dans l’'individu-monde qu'’une logique entendue, ordinaire, enracinée – antan tu, hors du nerf, en race innée. Savoir plus oublié qu'’il en est déchiré, tout est tellement probable dans cette double écriture. Empire de-ci de là désarticulé pour n'’être que poids en lui-même, plus tout à fait lui-même selon qu'’il est pris fragmenté, dispersé, réduit à l’'esclavage. D'’innombrables appropriations s'’enfuient sous les quolibets, l’'écho libéré, détaché de la bouche malhonnête, miroir inquiétant, filtrant la réflexion du même sens absolu. Ne diriez-vous pas que l'’ombre humaine, dans notre langue, ne peut se passer d’'étymologie inconsciente, happée dans sa flaque ? Mélodie dissémination, dialogue disparu que je tâte, le sens est incapable de reconnaître la pensée dont voici le débris – chérissons-le, l’'assourdi introduit dans l'’égaré.

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12 mai 2005

Rédigé par Grégory Haleux - 12 mai 2005 16:01

 

12 mai, 01h44

bandes caoutchoutées
microscopic devices
wineries cheeze
Seneca en potasse et en plomb
underworld moving mass
microbial cell killing grounds
everything under
embrouillaminis influx cristallins
mycological country underground tunnels
the explosive phenomena the local noise
Silica tout empreinte
 


12 mai, 05h23

des traces et du souvenir encore
encore inconnu dans le sillage de deux cent vingt-six jours pas à pas
faux imitation écriture rupture
indéterminé
parodie en langues
se barrer, partir, s’enfuir
ne pas tomber dans la chronique
il y a aussi ce que je tente divinement bien
vivacité incroyable
gomme à mâcher gomme arabique
comique si décapant
l’'inépuisable ceci ou cela
dérision intime labyrinthe
verbal 18 mètres cube
 


12 mai, 05h55

en effet il a dit ah nan pas cool parcourant sa vénération ignorant sens
pourquoi suivrait-on mieux en décomposant les mots en pensée corporelle
isi vou nalé pa faciliter le passage mystique
ce qui est arrivé à Nietzsche avec un sourire idiot
et le bois vieux qui craque et Jeanne d’'Arc
derrière les traces il travaille la langue pêle-mêle
ici nul mai c la vie il faisait beau c'était dommage
on c kité because l’'absurde
 


12 mai, 10h08

la mort n'’est jamais sur les immatériaux
l'’image de Chloé Delaume qui poursuit avec nous
la pensée des artistes images du monde
un peu de vie parisienne où les vraies valeurs sont exposées
où son œoeuvre est vue comme un cercle de réflexion
pour ça entre peau et video histoire nue breakfast
parole et silence sont déclinés penser est un cycle
 


12 mai, 10h55

le beau sert-il ce roman à suspense
pas une sensiblerie extraordinaire et impossible
il est possible et je l’'espère quelques minutes
plus bêtement d'’où cette course à la méditation
c'’est tellement moins fatigant décidément ce qui cloche
tout se transforme de telles expériences se déclenchent
ça tombe sous le sens j'’écris mes textes pour ne pas m'’améliorer
je ne me lasserai jamais de souligner ces explications pour vous convaincre
que défouloir pour tout dire mais que c’'est par erreur que
je veux tout quand le fait d'’être toi ça sert à quelque chose
faire tous les textes du monde l’'apparente spontanéité
dépasse encore certes c’'est quand même un peu quelque chose
j’'ai tenté une percée ce qui arrive par hasard penser strictement
censure interne c'’est comme ça mais ce mot est toujours écrit de bon ton
produire c'’est une chose mais il faut également l’'empêcher de rester hors du temps
les jeux sont faits hé ben nan encore une fois je ne peux m'’empêcher de penser
une chose est sûre ma liberté de penser c'’est sous-entendu certains tentent de me rassurer
ils considèrent le cadavre comme la peur du néant comme ma langue en effet
l'’utilisation de ma voix off ne peut déplaire au CSA la terreur en ligne
je ne vois plus un seul oiseau mort ça se dégrade c'’est juste une partie de vous qui s’'échappe
je refuse un tel système le problème à la tête faites vos jeux contradictoires
de phrases en phrases je dois m'’interroger cela ne coûte rien d'’essayer et je pense
je voulais vous faire comprendre quand vous le citez à l'’antenne Wittgenstein
à propos des trucs à faire dessus la pub avant la météo j’'ai regardé je ne comprends pas
je ne peux m’'empêcher de faire l’'analogie avec la tête comme ça la construction délirante
je peux dire un message vers le cerveau d'’une personne et mieux vaut le reconnaître
si ce n’'est n’importe quoi nous n'’en savons strictement rien un avis superficiel en vrai latex
il y a tout à attendre du système marchand microbes et virus ceci est une pure annonce
je vous signale dans la tête ce noyau si quelqu'’un a la clé les jeux sont faits
pensez à ce qui se passerait en circulation occulte mais pourquoi ce subtil glissement
sémantique arrête je ne suis pas celle que je connais ce sont des lueurs ne craignez rien
le terrorisme des loisirs ce beau silence du dedans produire c'’est une chose je n’'y ai pas pensé
alors là j’'ai rompu le silence le secret nous enferme je vais vous dire rien à feindre
des énormités véhiculées par le bloc informations et dans cette matière une question se pose
avez-vous bien mis en évidence un désir citoyen qui vous fait marrer pensez-vous vraiment
 


12 mai, 11h00

corset caoutchouc
esthétisme piétine
colibris dans la tête
cou coupé décolleté
 


12 mai, 12h15

hollywoodienne ivresse
prend garde, aliénation !
mon je vidéodrome !
back to the future !
homélie dans leur tête
piquée de plumes roses
traversée d'’oiseaux
je est un autre rouge-gorge
roule sur les mots dans un bruissement d'’ailes
ma langue est un ruban un cygne
lorsque mes lèvres émettent le moindre doute
je m'’en serais tenu au mépris d’'oiseau mort
de la tête du corps qu'’on dit parfois obscur
si les gouttes de leur propre crime n'’avaient été bénies
le petit oiseau au-dessus de la corolle politique merdique
m'’arracha quel cri esthétique je voudrais tant le rompre
la tête sous l’'épais pilori à la croisée des crânes publiciblés
 


12 mai, 15h05

inconnue aux murs la momie
deux sceptres derrière la monture en fer
des secrets militaires une mort instantanée
le château ont pu lire les habitants était sombre
quelle main referma la porte
révélez le nom du coupable à la télévision
il/elle a les cheveux gris du lichen et de la poussière
il/elle se pourlèche les babines
il/elle est mièvre aime l'’odorante fleurette
(dont jamais la douleur ne sera faite)
il/elle dégage un sentiment de calme
personne n’'est jamais parvenu à éclaircir
la main de l’'autre côté antre des fées
avec le sucre vanillé et le fauteuil de chêne
jeu : il m'’arrive de me souvenir du passé
une petite mariée avec son bouquet square du Carrousel
je participais à un meurtre on lance des dés par porte entrebâillée
des notes éparses un tiroir à secrets
un homme grimpa rapidement la volée de marches
volontiers m'’endormir à jamais épais tapis de feuilles
le soleil se réfléchit dans la nuit hurlante
l’'ennui a des nuances inachevées
le baiser de la mort fendu a la perfection
petite annonce : le locataire cet oiseau sordide ne vaut pas l’'inconnu
splendide gorge rouge cherche coupable
un visage pâle cogne à la vitre pauvre idiote narcisse
rétorque une étrange coïncidence déjà au rang des souvenirs
chants de corbeaux impénétrables comme la mort
vous êtes seuls les ailes enfouies en l’'ombre
je ne suis pas armé, sans me fouiller embrassons-nous
les recherches menées dans mes plis planent maintenant sur la lande
glissant doucement dans la clinique coulées obliques et vos cris cassez-les

 

 

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