Le Cri du héraut

Rédigé par Grégory Haleux le 27 avril 2015

 

 

Albert Mockel commence ainsi, le 31 janvier 1895, une lettre à André Gide :

 

 

 

Mon cher ami,

 

Toute la littérature s'en va à la fumisterie. Voici aujourd'hui Merrill qui m'adresse des vers pour le savon du Congo (et cela en insinuant qu'il connaît des rimes à saligaud) [...]

 

 

Or, voici que nous découvrons, dans La Croix du 4 janvier 1889, ce quatrain dédié à la gloire de la Parfumerie Vaissier :

 

 

 

LE CRI DU HÉRAUT

 

À tous les mal blanchis de la terre et de l'onde
Faisons savoir qu'à moins d'être un pur saligaud,
Chacun se doit d'user du savon du Congo
Qui fait d'une négresse une idéale blonde.

 

 

Une négresse blonde... Et si ce quatrain était de la plume de Georges Fourest, tout juste débarqué à Paris et cherchant à survivre par le moyen de la poésie publicitaire ?

 

 

 

― Du 21 mars au 7 juin 2015, a lieu au musée La Piscine de Roubaix une exposition sur l'oeuvre de Victor Vaissier, L'Aventure des savons du Congo.

 

 

Classé dans : Lectures, Le Poète - Mots clés : publicité littéraire, poésie publicitaire, André Gide, Albert Mockel, Stuart Merrill, Georges Fourest, Victor Vaissier, Savon du Congo - aucun commentaire

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